Miracles dans nos quartiers | 25 décembre 2019 | Article par Suzie Genest

Scène d’hiver dans un parc de nos quartiers.

Crédit photo: Jean Cazes

Miracles dans nos quartiers

Dans les rues de nos quartiers, derrière les fenêtres illuminées et les vitrines décorées, des gens comme vous et moi accomplissent régulièrement des petits miracles. À Limoilou, Saint-Roch, Saint-Sauveur, Montcalm et Saint-Sacrement, nous avons le privilège d’y assister, de vous écouter nous en parler, de vous les raconter. Parfois, les miracles se produisent chez ceux qui les rapportent.

Rarement a-t-on parlé autant des médias, jusque dans les médias, qu’en 2019. L’année marquant les 10 ans de Monlimoilou aura aussi été celle de la triste disparition de Pamplemousse puis de Rue Masson. Qui nous aurait prédit cette tournure des événements? Dans un pertinent texte inspiré par les inquiétudes pour la survie des quotidiens du Groupe Capitales Médias, le fondateur du Journal Le Carrefour expliquait que le miracle derrière les 25 ans de son média était lié à une mutation. Le terme d’entreprise médiatique qu’il utilise aujourd’hui décrit aussi plutôt bien Monquartier, au-delà de nos différences.

Quand on y pense, les travailleurs des quotidiens régionaux réunis en coopératives se retrouvent désormais aussi aux commandes d’entreprises (d’économie sociale) médiatiques…

L’avenir…

Le défi de ces nouvelles coopératives, le défi des médias d’information, est plus grand et complexe que le disent bien des « prophètes ». Un modèle semblable au nôtre ne saurait assurer la survie d’un quotidien régional. On ne produit pas une information régionale suffisante (en qualité, en quantité, en diversité) sans équipe permanente, sans espace de travail commun, sans ressources matérielles, sans jamais consacrer plus de trois heures à un article ni plus d’un ou deux articles à un enjeu… Nous le savons mieux que quiconque, et l’avons mentionné dans notre intervention à la commission parlementaire sur l’avenir des médias d’information.

Si une de nos spécificités peut alimenter la réflexion sur cet avenir, ce serait probablement la proximité. Le rapport des médias à leurs audiences, à la communauté, est en transformation : on le voit déjà à Québec dans les initiatives récentes du Soleil, et dans la réponse qu’elles ont suscitée. Or la proximité, nous le savons bien, n’est pas simple à conjuguer avec la pratique journalistique… Médias et mutations, comme les petits miracles dans nos quartiers, continueront d’alimenter l’actualité en 2020.

Nos présents

Après deux ans d’improbables rebondissements, de départs vers de nouveaux territoires ou défis – dont celui de Viviane Asselin, discrète pionnière de Monlimoilou, qui reste dans nos cercles –, deux précieuses recrues se sont jointes à l’équipe de rédaction de Monquartier : Amélie Légaré et Ève Cayer. Sans elles, vous n’auriez probablement pas lu ces lignes avant la fête des Rois, et plusieurs petits miracles de nos quartiers ne vous auraient pas été rapportés.

L’année nous aura somme toute laissé de beaux présents sous le sapin; nous comptons en déballer d’autres encore, avec vous, en 2020.

D’ici là, lectrices, visiteurs, annonceurs, sympathisantes, nous vous souhaitons de profiter des fêtes, mais surtout du temps, pour vous et avec les personnes qui comptent. Pour vous amuser, vous reposer, pour mieux regarder devant.

Joyeux Noël, Bonne Année 2020! Surveillez dans les prochains jours nos traditionnelles revues annuelles en attendant de nous retrouver autour des miracles dans nos quartiers.