Partager ce qui peut tenir éveillé la nuit

Le projet d'art audio « Ligne de nuit » invite les citoyens à faire part de leurs pensées ou anecdotes via une ligne téléphonique. L'idée est de partager son ressenti une fois la nuit tombée quand on est réveillé, et peu importe la raison. Tout le monde peut y participer jusqu'à la fin du mois d'avril.

Partager ce qui peut tenir éveillé la nuit | 4 mars 2024 | Article par Anne Charlotte Gillain

Ligne de nuit est un nouveau projet artistique du Carrefour international de théâtre dans lequel chacun peut y partager des anecdotes ou pensées une fois la nuit tombée.

Crédit photo: Courtoisie Marie-Hélène Couette

Le projet d’art audio « Ligne de nuit » invite les citoyens à faire part de leurs pensées ou anecdotes via une ligne téléphonique. L’idée est de partager son ressenti une fois la nuit tombée quand on est réveillé, et peu importe la raison. Tout le monde peut y participer jusqu’à la fin du mois d’avril.

Le Carrefour international de théâtre produit ce nouveau projet artistique.

« On s’intéresse aux noctambules de la Ville de Québec, c’est-à-dire les gens qui vivent la nuit ou qui sont réveillés la nuit », révèle Maureen Roberge, artiste de la Ville de Québec et traductrice.

En pratique, il suffit d’appeler la ligne de nuit au numéro suivant : 581-741-5300. La participation est gratuite.

À ses yeux, « Ligne de nuit » peut être considérée comme une expérience immersive.

« Ce projet a une visée d’engagement communautaire ou du moins cette volonté d’aller chercher des voix qu’on n’entend pas souvent », ajoute-t-elle.

D’ailleurs, le Carrefour international de théâtre a voulu intégrer les résidents dans le processus créatif, même au niveau visuel, avec la prise de photos et les enregistrements.

Donner la parole la nuit

Actuellement, l’objectif premier du projet est d’arriver à remplir la boîte vocale de la ligne de nuit et de toucher le plus grand nombre.

« On invite les gens à appeler n’importe quand entre minuit et 6 heures du matin tous les jours de la semaine et de laisser un message », encourage Madame Roberge.

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Il est possible d’y participer jusqu’à la fin du mois d’avril.

Selon elle, le contenu du message reste tout à fait libre.

« Ce qui nous intéresse, c’est la parole des gens réveillés la nuit et le point de vue de tout un chacun. Quelles anecdotes leur viennent naturellement ? », précise-t-elle.

Les messages sont aussi anonymes.

« On retrouve un aspect à la fois très touchant et humain dans ce projet-là. Il y a quelque chose de plus mystérieux quand les âmes parlent la nuit », confie Mme Roberge.

« On n’est pas là pour juger. On se montre plutôt très sensible aux raisons qui poussent les personnes à rester éveillées la nuit, comme l’insomnie par exemple. »

Toutefois, il ne s’agit pas ici d’une ligne d’aide.

« Oui, on reste sensible aux enjeux de santé mentale, mais notre projet de ligne n’est pas une ligne d’aide. Pour cela, on encourage les gens à se tourner vers des ressources spécifiques », souligne-t-elle.

« On appelle les gens à rester à l’affût des prochains dévoilements du projet Ligne de nuit », conclut Maureen Roberge.

D’autres informations seront dévoilées dans les prochaines semaines pour le lancement de la programmation et  la suite du projet Ligne de nuit.

Cet article a été produit par Anne Charlotte Gillain journaliste de l’Initiative de journalisme local

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