Vivre en Ville lance un Registre des loyers

Vivre en Ville a dévoilé jeudi un nouveau Registre des loyers.

Vivre en Ville lance un Registre des loyers | 12 mai 2023 | Article par Thomas Verret

Cette plateforme vise à protéger les locataires contre les hausses de loyer abusives et stopper l’inflation immobilière. Le projet a bénéficié d’un financement dans le cadre du Défi d’offre de logement de la Société canadienne d’hypothèques et de logements (SCHL).

Crédit photo: archives (Jean Cazes)

Vivre en Ville a dévoilé jeudi un nouveau Registre des loyers.

L’organisme a instigué la plateforme web Registre des loyers. Cet outil se veut une solution pour faire face à la crise du logement.

Données publiques

Le Registre des loyers contient l’adresse civique, le montant du loyer mensuel et l’année de référence pour chacune des unités locatives déclarées. Celui-ci favorise ainsi la transparence dans le marché locatif. Il vise à freiner la flambée des prix des loyers.

« Un tel registre contribue à rétablir l’équilibre de force entre le propriétaire et le locataire, en plus d’offrir un tableau de bord fiable, exact et à jour sur la situation du marché locatif », souligne le directeur général de Vivre en Ville, Christian Savard.

Un outil pour le milieu municipal

Le Registre des loyers s’avère « incontourable pour tout gouvernement qui souhaite aider la population à se loger dignement », soutient également l’organisme. Vivre en Ville prendra part au congrès de la Fédération canadienne des municipalités, du 25 au 28 mai, afin de présenter la plateforme Registredesloyers.quebec à plusieurs acteurs publics.

Sondages Léger

Lors du lancement du Registre des loyers, Léger Marketing a présenté les résultats de deux sondages, dont le plus vaste jamais réalisé sur les ménages locataires au Québec. Ce dernier montre que la situation concernant le logement ne s’améliore pas dans la province. Il révèle, qu’en 2023, quand les locataires déménagent, leur loyer moyen bondit de manière significative, soit de 19 %.

« C’est un rythme insoutenable, causé en partie par le manque d’information sur les loyers précédents », déplore le directeur du volet habitation de Vivre en Ville, Adam Mongrain.

De plus, 32 % des locataires affirment n’avoir pas le choix d’accepter une hausse de loyer abusive; 10 % rapportent aussi avoir déjà vécu une situation d’itinérance.

Un registre public réclamé

En outre, 80 % des locataires ne sont pas au fait de la clause G du formulaire de leur bail. Cette dernière indique le prix le plus bas payé pour le logement au cours des 12 derniers mois. Dans un récent sondage, 54 % des propriétaires se disent d’ailleurs en faveur d’un autre mécanisme d’archivage des loyers.

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C’est ce que fait justement le Registre des loyers. Il rend publiques les données historiques sur les loyers payés, comme le prévoient les règles inscrites au Code civil du Québec en matière de fixation de loyer par le Tribunal administratif.

De son côté, le gouvernement provincial dispose de données administratives uniques, telles que le relevé 31. Celles-ci « pourraient grandement accélérer la mise à l’échelle de la solution », estime finalement l’organisme.

« L’institutionnalisation d’un registre public aurait un effet marqué en faveur de l’abordabilité résidentielle au Québec », peut-on lire dans le communiqué de Vivre en Ville.

Les faits saillants du sondage des ménages locataires se trouvent en ligne

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