Vireo : semer sa réussite

Développer des projets éducatifs autour de l'agriculture urbaine, en milieu scolaire, telle est la spécialité de Vireo. Depuis trois ans, l'entreprise a semé quelque 235 de ses petits jardins hydroponiques au Québec, en Ontario, en Saskatchewan et dans les Maritimes. Dès septembre, elle le fera aux États-Unis.

Vireo : semer sa réussite | 16 juin 2023 | Article par Thomas Verret

Avec Vireo, les jeunes s’engagent dans l’agriculture urbaine, se connectent à la nature et aux personnes qui les entourent.

Crédit photo: gracieuseté

Développer des projets éducatifs autour de l’agriculture urbaine, en milieu scolaire, telle est la spécialité de Vireo. Depuis trois ans, l’entreprise a semé quelque 235 de ses petits jardins hydroponiques au Québec, en Ontario, en Saskatchewan et dans les Maritimes. Dès septembre, elle le fera aux États-Unis.

À la base, Vireo était le projet de fin d’études universitaires au baccalauréat en agronomie d’Alexandre Chamberland. Au début, ce dernier s’attendait surtout à rejoindre les entreprises agroalimentaires.

« Finalement, le plus gros de l’impact se fait au niveau des étudiants », se réjouit-t-il.

Quand les jeunes s’engagent à l’agriculture urbaine

M. Chamberland est très heureux de la tournure des événements. A priori, il a créé Vireo pour permettre aux gens « de reconnecter avec la nature », avec soi-même, avec les autres et avec la communauté par la suite. C’était la mission de l’entreprise. Ça l’est toujours.

Ce service répond à un besoin dans les écoles.

« Le plus gros besoin des écoles, c’est d’engager les jeunes », affirme le fondateur de Vireo.

À ce jour, Alexandre Chamberland et ses collègues se sont rendus dans plus de 230 établissements scolaires. Vireo accompagne actuellement 13 institutions dans la région de Québec. On compte entre autre les écoles des Jeunes-du-Monde, Stadacona et Jean-de-Brébeuf, à Limoilou, Cardinal-Roy, à Saint-Roch, ainsi que le Cégep Garneau, dans Saint-Sacrement. À la rentrée automnale, l’entreprise se rendra dans une centaine d’établissements aux États-Unis.

Une approche pédagogique

Le concept de Vireo met de l’avant une pédagogie active, soutenue par une plateforme technologique, « qui transforme les initiatives d’agriculture urbaine en apprentissage par projet ».

« Quand un enseignant embarque avec nous, ce sont des projets pour trois ans, précise M. Chamberland. On est vraiment là pour accompagner l’école et les profs, à inclure ce nouvel outil pédagogique, l’agriculture urbaine, pour l’intégrer à leur quotidien dans leurs classes, à leurs objectifs scolaires. »

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« Dans l’application, il y a d’ailleurs des formations pour les professeurs », ajoute-t-il.

On leur suggère ainsi des parcours spécifiques, comme des projets entrepreneuriaux Ceux-ci incluent la vente de légumes à une cafétéria ou aux parents. On leur propose aussi des projets communautaires. Ils prennent la forme de récoltes à donner à des œuvres de charité ou encore de maillages avec des résidences de personnes âgées.

« Des projets concrets, ça engage le jeune. Ça donne du sens à ce qu’il fait », souligne Alexandre Chamberland.

Les jeunes peuvent approfondir leurs connaissances et mieux comprendre les concepts scientifiques liés à l’agriculture, grâce à Vireo.
Crédit photo: gracieuseté

L’entreprise procure donc également des outils aux enseignants. Après tout, un prof ne sait pas nécessairement comment faire pousser des plantes et encore moins un jardin hydroponique!

« On amène un outil pédagogique au prof pour qu’il puisse continuer à faire son travail, à le faire mieux. C’est ça qu’on amène. »

Certains professeurs amènent le jardin au centre de leurs enseignements, en mathématiques ou en sciences. Dans ces matières, l’intégration de matériel scolaire peut faciliter les apprentissages.
Crédit photo: gracieuseté

Le potager hydroponique se monte en une heure et demie afin qu’il soit prêt à la récolte.

« Très rapidement, ça permet d’avoir un bel impact dans l’école, sans que ce soit un projet d’envergure. »

Vireo aurait pu prendre la forme d’un OBNL. Le choix du véhicule de l’entreprise incorporée s’explique par des opportunités auprès de partenaires stratégiques, comme Desjardins et Investissement Québec, entre autres. Les moyens financiers aident notamment la compagnie à réaliser sa mission, à rejoindre un maximum d’écoles et à embaucher des cerveaux pour l’appuyer dans sa croissance.

« Ça nous permet de créer cet impact-là. C’est un peu l’une des causes de l’engouement qu’on perçoit présentement », estime Alexandre Chamberland.

Le concept de Vireo s’appuie sur la volonté des directeurs et ultimement des professeurs qui doivent donner des notes aux jeunes. En fin de compte, ce service clé en mains permet aux élèves de développer des compétences.

« Les retombées qu’on a dépassent de loin mes attentes. Il y a des profs qui nous disent qu’ils vont prendre leur retraite plus tard », prétend même M. Chamberland.

Enfin, en travaillant en équipe et en persévérant, les jeunes apprennent à créer une récolte qui aura « un impact positif sur d’autres humains ». Ils font par exemple des dons à des organismes communautaires œuvrant en sécurité alimentaire, explique le président et fondateur de Vireo.

« Ultimement, c’est ça que les profs veulent faire, développer des êtres humains qui vont contribuer à la société, qui vont être bienveillants », conclut-il.

Pour en savoir plus à ce sujet, rendez vous sur le site internet de Vireo.

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