Sécurité routière près des écoles : les voix gagnent en portée | 24 janvier 2023 | Article par Suzie Genest

Sécurité routière près des écoles : les voix gagnent en portée

L’enjeu de la sécurité routière routière, ou de l’insécurité routière, près des zones scolaires passe à un autre niveau. Les différentes actions de ce 24 janvier dans le cadre du mouvement national « Pas une mort de plus » ont rassemblé, en plus des citoyen.ne.s, des élu.e.s de plusieurs partis. La demande d’aménagements temporaires à la Ville de Québec exprimée lors d’une précédente action semble même cheminer.

Il y avait mardi matin des rassemblements devant sept écoles de Lairet à Montcalm. Dans Limoilou, les écoles Saint-Fidèle, Sainte-Odile et de la Grande Hermine en faisaient partie. Dans Saint-Sauveur, on se mobilisait devant l’école Marguerite-Bourgeoys et l’école Saint-Malo. Du côté de Montcalm, l’action, mise en lumière par le conseil de quartier, avait lieu à l’école Anne-Hébert.

À l’école des Berges dans Saint-Roch, trois élu.e.s de la Ville de Québec avaient rejoint parents, élèves et leurs proches. Le chef de Québec d’abord Claude Villeneuve s’y trouvait, avec sa future élève dans sa poussette. Pierre-Luc Lachance, conseiller du district Saint-Roch – Saint-Sauveur, était pour sa part accompagné de Marie-Josée Asselin. La première vice-présidente du comité exécutif est notamment responsable des dossiers de la police, de la sécurité civile et de la protection contre l’incendie

« Ici, on voit que c’est la densité de la circulation qui est nettement différente à ce qu’on peut voir des quartiers de la périphérie, mais l’enjeu demeure le même. La sécurité des piétons, la sécurité des enfants. On a plusieurs cheminements scolaires qui sont en cours de révision dans les prochaines années. Le maire l’a mentionné aussi, à son retour de mission, qu’il avait vu des rues piétonnes aux abords des écoles. Ça l’avait beaucoup impressionné. On discute beaucoup de cette option-là, de cette opportunité-là. On essayera peut-être de voir avec certaines écoles s’il y a de l’intérêt », a dit l’élue de Loretteville-LesChâtels.

Des aménagements et un effort collectif pour la sécurité routière

L'inspiration venue à Bruno Marchand fera-t-elle cheminer la demande d’aménagements temporaires exprimée lors d’une précédente action à l’école des Berges? Selon Marie-Josée Asselin et les discussions menées avec Pierre-Luc Lachance, la réflexion a progressé. La Ville de Québec compte procéder graduellement.

« Ça prend des ressources, ça prend du temps. Au-delà des ressources financières, il y a les équipes qui doivent être disponibles sur le terrain pour les réaliser, ces aménagements-là. Donc on y va école par école. Pour des Berges, le cheminement scolaire était pour 2024, mais il est possible qu’il y ait des aménagements temporaires avant. »

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Mme Asselin a souligné au passage le besoin de poursuivre la sensibilisation à l’ « effort que tout le monde doit porter ».

« Les infractions commises dans les zones scolaires, on ne se le cachera pas : c’est souvent des parents utilisateurs de l’école. »

Une « stratégie gouvernementale »

Les députés solidaires de Jean-Lesage et Taschereau avaient annoncé leur présence aux manifestations de mardi matin. Étienne Grandmont y a martelé plusieurs fois, en entrevue avec les médias, le « rôle à jouer » du gouvernement provincial, pointant la CAQ et la ministre des Transports Geneviève Guilbault.

Même la leader parlementaire adjointe de l'opposition officielle et porte-parole des Affaires municipales, la libérale Virginie Dufour, se trouvait mardi matin à l’école des Berges. La députée des Mille-Îles a souligné avoir elle aussi des enfants qui vont à l’école.

Une équipe d'Accès transports viables, dont sa directrice Marie-Soleil Gagné, prenait part au rassemblement à l'école des Berges.

« Je ne compte plus le nombre de parents inquiets qui nous écrivent, ou de directions d’école avec qui on discute et qui sont particulièrement sensibles à la sécurité en zone scolaire. L’enjeu est toujours le même : il manque un financement adéquat pour poser des actions concrètes, des normes d’aménagement permettant de relever la barre et la volonté politique d’agir rapidement. C’est pour cela que nous avons besoin d’une stratégie gouvernementale en sécurité routière », exprime par voie de communiqué la directrice de l'organisme.

Dans son communiqué, l'organisme en transports actifs et collectifs presse le gouvernement provincial et les administrations municipales de passer à l'action pour améliorer la sécurité routière aux abords des écoles.

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