Rues-écoles : finalement 4 écoles pour le projet pilote

Trois? Six? Sept...? Quatre écoles de Québec participent finalement au projet pilote de rues-écoles cet automne. En plus de trois établissements scolaires annoncés la veille de la rentrée, l'école Jeunes-du-Monde, dans Maizerets, se trouve aussi sur la liste.

Rues-écoles : finalement 4 écoles pour le projet pilote | 13 septembre 2023 | Article par Simon Bélanger

La rue Georgette-Lavallée servira au projet pilote de rue-école les 22 et 29 septembre, ainsi que le 6 octobre.

Crédit photo: Simon Bélanger - Monlimoilou

Trois? Six? Sept…? Quatre écoles de Québec participent finalement au projet pilote de rues-écoles cet automne. En plus de trois établissements scolaires annoncés la veille de la rentrée, l’école Jeunes-du-Monde, dans Maizerets, se trouve aussi sur la liste.

Le 28 août dernier, la Ville de Québec annonçait, devant l’école Fernand-Séguin, dans Sainte-Foy, que trois écoles avaient confirmé leur participation au projet. En plus de Fernand-Séguin, les écoles Stadacona (Vieux-Limoilou) et Sacré-Cœur (Saint-Sauveur) se trouvaient sur la liste annoncée.

Devant les médias, Pierre-Luc Lachance, vice-président du comité exécutif responsable de la mobilité et de la sécurité routière, que quatre autres écoles pourraient s’ajouter sur la liste, si elles trouvaient suffisamment de bénévoles.

Finalement, l’école des Jeunes-du-Monde (Maizerets) est la seule à s’ajouter sur la liste. Les écoles Sainte-Odile (Lairet), Marguerite-Bourgeoys (Saint-Sauveur) et Anne-Hébert (Montcalm), qui faisaient partie des établissements potentiels, ne seront finalement pas de la partie cet automne.

Les noms de Sainte-Odile et Marguerite-Bourgeoys avaient déjà été mentionnés dans les articles de quelques médias, dont Monmontcalm.

Déception

Dans Maizerets, plusieurs personnes impliquées étaient étonnées de l’absence de l’école Jeunes-du-Monde dans le premier communiqué. La Ville de Québec l’a envoyé la veille de la rentrée.

Claudia Larochelle, mère impliquée dans le projet de rue-école, a exprimé sa déception lors de la plus récente assemblée du conseil de quartier de Maizerets, lundi dernier.

«C’est un peu décevant pour nous autres qui s’étaient mobilisé.e.s pour l’organiser de notre propre initiative au mois de juin de l’année passée. “L’école projet pilote”, on se fait dire qu’on fait partie des écoles. Mais sur le communiqué de presse, on n’était pas dans la liste. Ça faisait un peu cahin-caha», déplore Mme Larochelle, aussi administratrice sur le conseil de quartier.

Les parents de l’école Jeunes-du-Monde ont effectivement organisé une première expérience de rue-école avant les vacances d’été.

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La Ville de Québec donnait aux écoles jusqu’au 6 septembre pour confirmer la participation au projet.

«L’annonce faite le 28 août visait à confirmer la mise en place du projet pilote et les écoles ayant déjà confirmé leur participation», ajoute par courriel Jean-Pascal Lavoie, porte-parole de la Ville de Québec.

Gestion de circulation

Dans le cas de l’école Jeunes-du-Monde, le tronçon de la rue Georgette-Lavallée situé entre les avenues Champfleury et Bardy sera fermé les vendredis 22 et 29 septembre, ainsi que le 6 octobre, de 7h30 à 8h15, et de 15h15 à 15h45.

Des bénévoles, souvent des parents, devront surveiller la rue fermée lors de l’exécution du projet pilote, en plus d’installer les tréteaux.

Pour Martial Van Neste, vice-président du conseil de quartier, il est difficilement concevable que des parents soient en charge de la circulation.

«Moi, le principe me dépasse. Qu’un parent fasse la circulation, bloque la circulation… Ça me dépasse», s’est-il exprimé lors de l’assemblée de lundi soir. Pour lui, la gestion de la circulation relève des responsabilités municipales.

Du côté de la Ville de Québec, on a étudié les modèles qui existent ailleurs. Le maire Bruno Marchand avait parlé du sujet lors de sa mission à Paris. 

«Diverses options ont été constatées ; les mélanges parents-professeurs semblent courants. Dans le cas des projets-pilotes de la ville de Québec, les bénévoles ne seront pas seulement des parents. Ils peuvent aussi être des membres de la communauté ou du personnel de l’école qui s’intéressent à la sécurité des enfants», explique le porte-parole.

«Le soutien de la police est important et celle-ci sera également présente dans notre projet, mais la surveillance de la section de la rue fermée demeure la responsabilité du personnel bénévole qui sera géré par l’école », ajoute Jean-Pascal Lavoie.

Implication bénévole et pérennité

Pour l’instant, selon Joséphine Henault et Claudia Larochelle, il existe une bonne mobilisation des parents.

«Je ne trouve pas ça mauvais que les parents se mobilisent pour animer leur quartier», a souligné Mme Larochelle, un peu en réponse aux inquiétudes de M. Van Neste.

En revanche, Mme Larochelle souligne son inquiétude pour la pérennité de ce projet. Elle craint que cette implication baisse dans le temps. Elle ajoute qu’une annonce comme celle faite avant la rentrée, qui n’incluait pas l’école Jeunes-du-Monde, peut «démobiliser».

«Mais on n’est pas encore rendus là. On est encore motivés. Nous, on l’aurait fait [la rue-école] plus de matins», s’enthousiasme Claudia Larochelle.

Autres écoles et rues bloquées

Dans Saint-Sauveur, l’école Sacré-Coeur suivra exactement le même horaire que Jeunes-du-Monde. La rue Louis-Falardeau sera donc fermée entre les rues de Carillon et Saint-Ambroise, de 7h30 à 8h15, et de 15h15 à 15h45, les vendredis 22 et 29 septembre, ainsi que le 6 octobre.

Du côté de l’école Stadacona, dans le Vieux-Limoilou, les dates sont les mêmes, mais l’heure de fin de journée change. Entre 15h et 15h30, les automobilistes ne pourront pas circuler sur l’avenue François-1er, entre la rue de l’Acadie et la rue de l’Espinay.

Finalement, dans Sainte-Foy, à l’école Fernand-Séguin, le projet débute le 29 septembre et se termine le 13 octobre. Au cours des trois dernières journées visées, la rue Biencourt sera fermée à la circulation de 8h15 à 9h, et de 15h45 à 16h15, entre les deux accès du Carré de Bon-Accueil.

Cet article bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

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