Non au 3e lien, voici pourquoi

Les canditat.e.s du Parti Québécois respectivement dans Taschereau et Jean-Lesage, Jeanne Robin et Michaël Potvin, sont de ceux qui ont pris part dimanche, 5 juin, à la manifestation Non au 3e lien. Ils signent le texte suivant.

Non au 3e lien, voici pourquoi | 6 juin 2022 | Article par Monquartier

Crédit photo: Gracieuseté - montage

Les canditat.e.s du Parti Québécois respectivement dans Taschereau et Jean-Lesage, Jeanne Robin et Michaël Potvin, sont de ceux qui ont pris part dimanche, 5 juin, à la manifestation Non au 3e lien. Ils signent le texte suivant.

Ce dimanche, nous étions en nombre pour manifester notre opposition au projet de la CAQ d’un 3e lien autoroutier entre Québec et Lévis. Un projet auquel le Parti Québécois s’est formellement opposé en adoptant la semaine passée, en conseil national, une proposition présentée au nom de notre région.

Un projet coûteux et improvisé

Le 3e lien est davantage une promesse électorale qu’une véritable vision en transport. Son format a d’ailleurs changé de nombreuses fois. À l’est, à l’ouest, 6 voies, 4 voies, un tube, deux tubes? Aucune étude d’opportunité n’a permis de valider la pertinence du projet. Aucune étude de faisabilité n’a analysé les options. C’est de l’improvisation politique avec un objectif unique: assurer la victoire dans certaines circonscriptions.

Un projet pour augmenter la congestion et l’étalement

Tous les experts l’ont expliqué: ajouter des autoroutes augmente la congestion à moyen terme. Une nouvelle autoroute serait un moteur supplémentaire pour l’étalement urbain, dans un nouvel axe. Davantage de familles qui s’installent plus loin de tout, c’est davantage de personnes confinées dans une dépendance à l’automobile qui coûtera cher, personnellement et collectivement. C’est également davantage de kilomètres d’autoroutes à entretenir. Et clairement, le territoire agricole de Beauce et de Bellechasse mérite mieux que de devenir une nouvelle banlieue.

Un projet pour échouer face à la crise climatique

Chaque jour qui passe rapproche le Québec de l’obligation de neutralité carbone, que nous devons atteindre d’ici 2050. Nous sommes donc entrés dans une époque où l’impact climatique de chaque projet doit être analysé. Même avec des voitures électriques, le 3e lien alourdirait le bilan carbone. Il augmenterait le nombre de véhicules, accélérerait la destruction de milieux naturels, accroîtrait l’utilisation des ressources. Comment compenser ce pas dans la mauvaise direction?

Un projet qui va rajouter de la pollution et de la circulation dans les quartiers centraux de Québec

Au Parti Québécois, nous nous sommes engagés à travailler pour transformer en boulevards deux autoroutes urbaines, Laurentienne et Dufferin-Montmorency. C’est la voie de l’avenir: limiter les impacts de la circulation sur les milieux de vie, pour améliorer la santé et la qualité de vie. Cicatriser les plaies laissées par les infrastructures du passé est nécessaire pour optimiser l’utilisation du territoire.

À l’opposé de cette trajectoire réparatrice, le 3e lien veut amener en ville plus de voitures, plus de circulation, plus de pollution. Pour Taschereau, pour Jean-Lesage, c’est tout simplement inacceptable.

Un projet à remplacer

Mieux relier Québec et Lévis n’est pas une idée à rejeter. L’intégration entre la rive nord et la rive sud est de plus en plus forte et il faudra répondre à cette augmentation de la demande en transport. Mais certainement pas avec une nouvelle autoroute.

C’est dans cet état d’esprit que nous avons marché contre le 3e lien. Non à ce projet irresponsable, inutile, inefficace et nuisible!

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Jeanne Robin et Michaël Potvin, candidats du Parti Québécois dans Taschereau et Jean-Lesage

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