Foyers extérieurs : nouvelle réglementation cohérente avec la réalité

C'est un classique de l'été. Se rassembler dehors autour d'un feu de foyer, profiter de la chaleur des flammes, se raconter des histoires et faire griller des guimauves. Encore faut-il le faire dans le respect des règlements, de l'environnement et de ses voisins.

Foyers extérieurs : nouvelle réglementation cohérente avec la réalité | 11 juin 2022 | Article par Thomas Verret

Muni d’un pare-étincelle, ce foyer extérieur est tout ce qu’il y a de plus légal.

Crédit photo: Gracieuseté

C’est un classique de l’été. Se rassembler dehors autour d’un feu de foyer, profiter de la chaleur des flammes, se raconter des histoires et faire griller des guimauves. Encore faut-il le faire dans le respect des règlements, de l’environnement et de ses voisins.

En ce début de la belle saison, le Service de protection contre l’incendie de Québec (SPCIQ) sensibilise la population aux bonnes pratiques à adopter, puisque la réglementation municipale entourant les foyers extérieurs a été modifiée en avril dernier.

Dorénavant, l’ensemble de la surface du feu extérieur doit être recouverte d’un pare-étincelle, mais la cheminée, elle, n’est plus obligatoire.

Pas plus de danger

Le retrait de cette exigence n’augmente pas le risque d’incendie, selon le porte-parole du SPCIQ, Alexandre Lajoie.

« La sécurité demeure la même », assure l’officier responsable des relations avec les médias et de la prévention.

Plus de choix pour le consommateur

En raison de cet assouplissement, les gens qui veulent réaménager leur cour ont désormais plus de choix de foyers extérieurs.

Sans le savoir, beaucoup de résidents avaient des foyers non conformes avant la mise à jour de la réglementation municipale. Auparavant, la majorité des installations en vente ne possédaient pas de cheminée. En fait, bien souvent, dans les quincailleries, il n’y avait qu’un seul modèle conforme.

« Aujourd’hui, au-delà de 90 % des foyers vendus en quincailleries sont conformes à la réglementation municipale », indique M. Lajoie.

La règle du trois mètres

Lors de l’utilisation d’un foyer extérieur au bois, la règle du trois mètres doit être appliquée. Celle-ci permet d’éviter des situations au cours desquelles la fumée incommode le voisinage.

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Malgré tout, beaucoup de signalements sont faits à Québec. Il est donc pertinent de la rappeler.

« Le foyer extérieur au bois doit être à trois mètres du voisin. Il doit également être dégagé de trois mètres en son pourtour de toutes structures, constructions ou combustibles, tels qu’une maison, un cabanon, des arbres ou encore des cèdres », explique l’officier-médias.

Combustibles permis

Il faut toujours utiliser du bois de chauffage sec ou des bûches écologiques. Ces combustibles comportent plusieurs avantages. Ils permettent notamment d’éviter l’émission de contaminants dans l’air.

« Du bois de chauffage sec ou des bûches écologiques ne dégagent pas trop de fumée. Ça ne dérange pas les voisins et ça fait un plus beau feu. Plus de chaleur va s’en dégager. C’est agréable d’avoir une plus belle flamme », souligne Alexandre Lajoie.

« La combustion d’un bon bois sec, quand il n’a rien de mouillé autour, ne dégage à peu près pas de particules nocives dans l’air. La combustion va être beaucoup plus complète. Il va y avoir moins de résidus de combustion. »

Les branches de bois, le gazon et les résidus de construction sont proscrits. Et attention, il ne faut surtout pas brûler son vieux bois de galerie! Celui-ci est très toxique.

« À long terme, ça peut avoir des effets néfastes sur la santé », mentionne M. Lajoie.

Quant au pare-étincelle, il doit être positionné sur le foyer tant que le brasier n’est pas totalement éteint. Évidemment, on doit le manipuler avec un tisonnier, et non pas avec les mains.

Les feux à ciel ouvert sont toujours interdits, à moins d’avoir reçu une autorisation de la ville.

Les foyers au gaz, une bonne alternative

L’achat d’un foyer au gaz, qui fonctionne souvent au propane, simplifie beaucoup les choses.

« Tout ce qu’on doit respecter avec un foyer au gaz, ce sont les recommandations du manufacturier, le guide d’utilisation de l’appareil. Bien souvent, les distances de dégagement sont à moins de trois mètres », explique Alexandre Lajoie.

Le foyer au gaz est donc tout indiqué pour les gens qui ont des voisins à proximité.

« Ça dégage moins de fumée et ça dérange moins le voisinage. C’est l’idéal, selon moi », affirme M. Lajoie.

Des constats d’infraction pour les « têtes dures »

Les gens, qui ne respectent pas la réglementation en vigueur à Québec, sont passibles de recevoir des constats d’infraction coûteux.

Toutefois, ces situations n’arrivent pas souvent. Le SPCIQ préfère miser sur une approche collaborative et préventive.

« Dans presque 100 % des cas, les gens collaborent », indique Alexandre Lajoie.

« La plupart du temps, on se déplace parce que les installations ne sont pas conformes ou les gens sont en train de brûler des déchets combustibles, pour ne pas dire des cochonneries. C’est ce qui dérange le plus les voisins. On leur demande tout simplement d’éteindre le feu. »

Si les mêmes problèmes surviennent de manière fréquente ou si un comportement est dangereux, les inspecteurs en prévention d’incendie peuvent alors remettre des constats d’infraction aux récalcitrants. Les constables du Service de police ont aussi le pouvoir d’en décerner.

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