Une balade au soleil avec Manif d’art entre les illusions réelles | 16 avril 2022 | Article par Monquartier

L'oeuvre de Cannupa Hanska Luger (Before the Eye)

Crédit photo: Marc-Antoine Hallé

Une balade au soleil avec Manif d’art entre les illusions réelles

Jusqu’au 24 avril 2022, Manif d’art propose des visites commentées gratuites le samedi et le dimanche pour découvrir huit œuvres d’art public. Le temps d’une tranquille marche printanière en agréable compagnie, on y apprécie le travail d’artistes d’ici et d’ailleurs, qui ajoutent dans la trame de la ville une touche inhabituelle.

À Place d’Armes, le sympathique guide médiateur de Manif d’art attend son groupe pour 10 h 30. Les visiteurs et visiteuses arrivent, se nomment et se présentent. Avant toute chose, on nous rappelle la thématique de cette dixième biennale de Québec : Les illusions sont réelles. Après une seconde année pandémique, par une belle matinée ensoleillée, l’invitation à accepter ouvertement l’incongru, l’inusité, sans l’expliquer, est bienvenue.

La première œuvre se trouve au point de rassemblement. Elle se fond, par son aspect, parmi les lampadaires avoisinant le Château Frontenac. Against the Run de l’artiste Alicja Kwade nous rappelle l’époque lointaine où, sans téléphone intelligent ni montre, on dépendait des horloges publiques pour trouver nos repères temporels. Un clin d’œil à notre rapport actuel au temps.

Conspirations et contestations

Le guide nous dirige ensuite vers la Maison de la littérature, codiffuseur de Manif d’art. C’est l’occasion d’aborder brièvement l’histoire et l’architecture exceptionnelles de ce bâtiment. À l’intérieur, on s’immerge dans les CONSPIRATIONS À GOGO (extraits pour MANIF X) de l’artiste et poète Marc-Antoine K. Phaneuf. Son installation textuelle qui « réorganise le réel » puise notamment son inspiration dans l’actualité récente.

Le prochain arrêt se trouve au Lieu historique national des Fortifications-de-Québec, près de la Redoute Dauphine. S’y révèle à nos yeux Before the Eye (antoillier), une sculpture signée Cannupa Hanska Luger qui reproduit à grande échelle un élément d’un animal symbolique. L’artiste de la nation de Standing Rock, qui vit aux États-Unis, y véhicule une critique du colonialisme et du capitalisme. C’est avec la collaboration de la communauté de Wendake que son concept s’est ajusté au contexte culturel de Québec.

Manif d’art chasse la dernière neige

Juste avant la Porte Saint-Jean, on rencontre La Pelle du printemps, une sculpture sonore de Jean-Pierre Gauthier. Cette installation interactive dont on tourne les manivelles propose de chasser les dernières traces de l’hiver. L’appel du printemps fait chanter le dispositif, mis au point avec la collaboration du centre d’artistes en art audio et électronique Avatar.

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De l’autre côté de la Porte, à place d’Youville, les panneaux d’exposition présentent quatre artistes aux démarches et aux styles fort différents. On y trouve une œuvre de l’artiste de Québec bien connue Annie Baillargeon aux côtés de celles de Nicolas Baier et Vikky Alexander.

Sur le mur de l’immeuble du Diamant, du côté de la rue des Glacis, Méandre de Caroline Cloutier propose une réflexion subtile sur notre espace mental. Avec le guide de Manif d’art, on s’amuse à s’approcher et à s’éloigner de l’installation photographique qui se confond avec les reliefs du bâtiment, pour l’apprécier sous différentes perspectives.

Une incursion dans l’invisible

L’avant-dernier arrêt se trouve au Passage Olympia. Il faut un moment pour distinguer l’œuvre de Jeannette Andrews, qui est en fait... invisible. Aussi magicienne, l’artiste s’est prêtée au jeu de la prestidigitation.

Son Invisible Museum of Sound Waves offre toutefois une autre œuvre cachée : une installation sonore géolocalisée. On y accède à l’aide de son téléphone intelligent, grâce à un code QR. Au-delà de la visite guidée, on y est entraîné vers le parc Berthelot et le parvis de l’église Saint-Jean-Baptiste.

Vers Méduse

La visite commentée se termine par une descente vers la coopérative Méduse. Dans la vitrine de Manif d’art, on peut apprécier l’installation Untitled (Cube, Cylinder, Pyramid) de l’artiste Roula Partheniou. Mais quel secret cachent ses objets du quotidien – bouteilles, verres, conserves, bonbons… – en apparence ordinaires?

L’heure d’arrivée à Méduse coïncide avec celle de l’ouverture des galeries des différents centres d’artistes. Ces fidèles collaborateurs de la biennale de Québec sont prêts à recevoir à leur tour visiteuses et visiteurs.

Les visites commentées gratuites de Manif d’art prennent leur départ à 10 h 30 à Place d’Armes, devant la terrasse Dufferin, les samedis et dimanches jusqu’au 24 avril. Elles sont ouvertes à toutes et tous. Même les tout petits peuvent trouver leur compte dans une balade en poussette pendant que leurs parents découvrent le travail des artistes sur le parcours.

On peut réserver sa place sur le site web de Manif d’art

Ce publireportage a été réalisé par le service publicitaire de Monquartier et payé par Manif d’art. Les revenus d'annonceurs financent le fonctionnement de Monquartier et sa production d'information hyperlocale indépendante.

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