Grogne liée aux mesures sanitaires : des surveillants d'équipements municipaux écopent | 18 janvier 2021 | Article par Suzie Genest

Le site de la Pointe-aux-Lièvres en 2011

Crédit photo: Jean Cazes

Grogne liée aux mesures sanitaires : des surveillants d'équipements municipaux écopent

Les surveillants des sites de patinage, glissade, ski et autres activités de loisirs d'hiver sont la cible de débordements et d’agressivité alors qu’ils veillent à l'application des consignes et mesures sanitaires. La Ville de Québec appelle à la civilité et à la bonne collaboration.

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L'achalandage sur ces sites est parfois élevé. Sur les patinoires municipales, il a triplé par rapport à l’année dernière, a noté Chantal Giguère, coordonnatrice municipale de la sécurité civile, en conférence de presse cet après-midi. « On a une grande offre d'activités extérieures, mais on n'a jamais cru que tout le monde irait en même temps », a lancé le maire de Québec. Si Régis Labeaume se réjouit de la forte affluence des gens qui vont « se tricoter un hiver », il constate ces dernières semaines que « le monde est à pic » en raison de la situation sanitaire.

Au Domaine Maizerets, on a rapporté « beaucoup, beaucoup de citoyens dont très peu respectent le deux mètres ou la bulle familiale », a dit le maire. À la Pointe-aux-Lièvres, il a fallu faire appel à une firme pour gérer des débordements de stationnement. Un surveillant des surfaces glacées au parc Guillaume-Mathieu dans Charlesbourg s’est fait cracher à la figure. Des citoyens refusant de quitter le pavillon d'un autre site avant le couvre-feu ont intimidé une surveillante, la forçant à s’enfermer et composer le 911.

« La situation commence à peser »

Des incidents sur plusieurs sites, une vingtaine d’appels au 911, une douzaine au 311, des plaintes reçues à la direction générale de la Ville de Québec ont mené à l'appel à la collaboration lancé aujourd'hui. Outre les surveillants, les agents de sécurité, les policiers, le personnel du 311 sont eux aussi la cible d’une agressivité croissante, selon Régis Labeaume.

Le maire de Québec a rappelé que le personnel du réseau des loisirs et bibliothèques comprend des employés « qui sont plus jeunes, ce ne sont pas tous des adultes accomplis ». La Ville a doublé le nombre de surveillants pour certains sites, une formation sur la gestion des situations problématiques leur a été donnée. Des employés municipaux font une tournée régulière des sites. Des agents de sécurité ont aussi été embauchés, mais il est arrivé qu'eux-mêmes doivent faire appel aux policiers, a mentionné Chantal Giguère.

Outre les sites d'activités hivernales, des situations problématiques ont été relevées également dans les escaliers de la ville, dont celui du Cap-Blanc, où s'entraînent beaucoup d'« athlètes amateurs ».

Si le maire de Québec comprend que « la situation commence à peser sur tout le monde », il déplore un « climat d'intolérance et de manque de civilité » dont écope le personnel municipal et il demande la collaboration pour le respect des consignes en vigueur.

Rappel des consignes actuelles pour les activités extérieures :