Réseaux sociaux : source d’anxiété?

Collaboration spéciale : Marie-Catherine Julien, Le Bourgogne et or, journal étudiant du Collège Saint-Charles-Garnier, février 2021.

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De nos jours, les médias sociaux prennent une grande place dans notre société. Que ce soit Instagram, Facebook, Snapchat ou Twitter, ils nous suivent partout et n’importe quand. En effet, avec les cellulaires, il n’est pas rare que l’on prenne une pause dans notre journée pour aller surfer sur Internet. Mais est-ce que les médias sociaux auraient des effets déplorables sur notre santé mentale?

Les points positifs

Les réseaux sociaux ont aussi des points positifs. Ils nous permettent de rester en contact avec nos amis et notre famille, on peut s’en servir pour se divertir ainsi que pour un éventail d’autres possibilités. C’est un monde qui nous donne accès à tout et qui englobe l’ensemble de la planète. Il suffit de savoir les utiliser sans avoir une dépendance et de ne pas passer trop de temps sur ceux-ci.

Pourquoi n’ai-je pas une vie plus intéressante?

Les médias nous exposent à beaucoup d’images montrant des personnes ayant des vies vibrantes et faisant des activités très palpitantes. Des images parfaites qui ne reflètent pas toujours la réalité. C’est une course à la réussite, à la performance, à l’idéal et, si vous n’êtes pas à l’image de ce que la société nous propose, il est fort possible que vous vous sentiez déprimé. On commence à penser que nous sommes incapables d’avoir de telles vies ou de pratiquer de telles activités. Parfois, sans le savoir, on compare. On essaie de se prouver que l’on a une vie tout aussi intéressante en essayant de prendre des photos dans le but de se mettre en valeur et de les publier par la suite. Mais ne vaut-il pas mieux vivre le moment présent et profiter de chaque moment?

La course aux abonnés et aux likes

On le sait bien, les abonnés sur les réseaux sont comptés. On cherche toujours à en avoir plus, en s’abonnant à certains comptes simplement dans le but qu’ils fassent la même chose en retour. Le problème, c’est que nous risquons de publier, de faire ou de dire des choses qui ne nous ressemblent pas pour justement avoir un plus grand nombre de likes ou d’amis. Si notre présence sur les réseaux sociaux fait en sorte que nous nous comparons et que nous sommes plus anxieux, il faut apprendre à les utiliser sans que ceux-ci nous blessent.

Qu’est-ce que ça nous apporte d’avoir 100 likes?

Les likes, par exemple, sont des outils qui nous permettent de calculer notre popularité par rapport au nombre de personnes qui aiment la publication. Nous sommes toujours contents et contentes quand nous avons de plus en plus de likes, mais si c’est le cas contraire, il ne faut pas se sentir blessé pour autant. Il faut se demander, qu’est-ce que ça nous donne d’avoir 500 abonnés? Un de plus ou de moins, qu’est-ce que ça change à notre vie? Qu’est-ce que ça nous apporte d’avoir 100 likes?

De plus en plus sur nos cellulaires

La technologie, tout comme la société, ne cesse d’évoluer. Des cellulaires de plus en plus performants, une pression de plus en plus présente et l’anxiété qui prend de plus en plus de place. Surtout en temps de pandémie, quoi de mieux que d’être sur Tik Tok ou Instagram pour se divertir? Mais l’utilisation constante a-t-elle des effets négatifs sur notre santé mentale?

Regarder la télévision, par exemple, est un comportement très solitaire, car il n’y a que nous et l’écran. Il est possible que ça nous empêche de pratiquer une activité sociale ou d’avoir des conversations. Si c’est le cas, cet isolement peut entraîner du stress. Il faut aussi penser que le temps que nous passons sur les écrans, sans pour autant être sur un réseau social, peut avoir sa part de responsabilité.

Conçus pour être actifs le plus longtemps possible

Les médias sociaux sont des machines bien complexes avec une mécanique bien précise. Les concepteurs de ceux-ci savent comment retenir l’utilisateur sur leurs applications, avec des méthodes efficaces qui pourraient avoir des effets bien néfastes sur notre cerveau. Les concepteurs sont, d’une certaine façon, en concurrence. Ils créent des outils pour nous garder actifs le plus longtemps possible (comme les mentions j’aime, les partages, abonnés, etc.) Ce sont des mécanismes qui génèrent la dopamine, ce qui produit le fear of missing out (FOMO, peur de manquer quelque chose, en français), ce qui continue à nous attirer et il faut en être conscient.

Comment faire une utilisation saine des réseaux sociaux?

  • Se rendre compte de notre problème : Cela peut paraître surprenant, mais le simple fait de nous rendre compte de nos problèmes et des effets négatifs qu’ont les réseaux sur nous peut nous aider! Nous pouvons alors travailler sur ce qui est à améliorer et trouver des solutions pour y faire face.
  • Désactiver les notifications : Les notifications nous imposent de devoir répondre rapidement pour ne rien rater des conversations et d’être acceptés par le groupe. Il faut se rendre compte que notre vie n’est pas dans un monde virtuel et se rappeler notre but en allant sur les réseaux sociaux. On peut supprimer les notifications en appuyant sur désactiver les notifications push sur Twitter, Facebook et Instagram. Il est également possible de mettre son cellulaire en mode veille ou tout simplement éteindre son téléphone.
  • Une limite de temps : Bien souvent, nous prenons notre téléphone pour flâner quelques minutes sur Tik Tok par exemple. Puis, l’envie nous prend d’aller sur Instagram, Twitter, SnapChat, Facebook ou n’importe quelles autres applications. C’est normal, notre appareil nous donne toutes sortes de possibilités. Il est fort possible que le 10 minutes que vous vouliez passer sur votre téléphone se transforme en une heure! Il peut alors être possible de se fixer un temps limite afin de ne pas abuser des multiples plateformes.
  • Prendre une pause : Si les réseaux sociaux sont une très grande source d’anxiété, on peut aussi se déconnecter temporairement de notre compte et prendre une pause de quelques semaines pour prendre du recul et se poser des questions. Quel est mon but en allant sur les réseaux sociaux? Pourquoi je vis du stress par rapport à eux?
  • Prendre du temps pour nous : Tout comme pour les réseaux sociaux ou autres choses qui nous rendent anxieux, on peut prendre des marches et faire des activités avec notre famille et nos amis. Pourquoi ne pas essayer de nouvelles activités, découvrir de nouveaux sports et de nouveaux loisirs? Ce sont toutes des choses qui peuvent nous changer les idées et réduire nos inquiétudes.

Bien sûr, les réseaux sociaux représentent un outil de communication et de divertissement très fascinant. Avant tout, il est essentiel de modérer et d’exercer son jugement quand ceux-ci prennent trop de place. Il faut bien les utiliser, se rendre compte de leurs effets sur notre santé mentale et prendre des pauses pour être dans le vrai monde, celui dans lequel nous vivons réellement. Par dessus tout, il ne faut pas oublier que le virtuel demeure un monde… virtuel.

Sources : PourquoiMédia, Entite, Le Devoir

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