Pourquoi les femmes devraient épargner plus que les hommes

Ça peut sembler un peu farfelu, mais c’est ainsi. La conjoncture économique est de plus en plus positive pour les femmes : 57 % d’entre elles occupent un emploi[1] et 29 % ont même un revenu plus élevé que leur conjoint[2]. Plus de 47 % des cotisations aux REER sont versées par les femmes et celles-ci sont de plus en plus nombreuses à obtenir un diplôme universitaire et à occuper des postes autrefois occupés par des hommes[3]. Les temps changent, mais certains défis persistent.

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L’espérance de vie

L’espérance de vie des femmes demeure plus élevée. En 2017, on estimait qu’une femme peut s’attendre à vivre de 10 à 15 ans de plus que son conjoint[4], soit en moyenne jusqu’à 83 ans[5]. L’âge moyen où les femmes deviennent veuves selon Statistique Canada, est de 56 ans[6]. Il s’agit d’un défi au point de vue financier, si l’on considère que les femmes ne sont pas toujours prêtes à s’occuper de leurs finances, certaines ayant souvent laissé cette tâche à leur conjoint.

L’écart salarial et la nature aidante de la femme

Malgré les progrès faits pour l’équité salariale, il existe encore aujourd’hui un écart de 26 % entre le salaire des hommes et celui des femmes[7]. Bien des choses peuvent créer cette inégalité.

Les femmes restent plus longtemps hors du marché du travail pendant leur vie active pour s’occuper des membres de leur famille. Que ce soit pour la naissance des enfants ou pour s’occuper des parents vieillissants, c’est en moyenne pendant 12 ans qu’elles n’auront pas ou peu de revenus[8].

Soixante-seize pour cent (76 %) des emplois à temps partiel au Canada sont occupés par des femmes – une façon pour celles-ci de garder plus de temps pour la famille, des emplois sont souvent plus précaires[9].

Elles s’absentent plus souvent du travail que les hommes involontairement (21 % chez les femmes, 9 % chez les hommes) pour assumer des responsabilités familiales de toutes sortes, comme emmener leurs enfants chez le médecin ou aider leurs parents à choisir une maison de retraite par exemple[10].

Qu’on le veuille ou non, les hommes et les femmes sont bien différents et à mon humble avis, c’est très bien ainsi. C’est pour toutes ces raisons que nous devons avoir un bon plan de match, pour être prêtes à toute éventualité et prendre notre retraite au moment souhaité.

Votre plan de match devrait avoir un aspect offensif et un autre plus défensif. Du côté offensif, il faut bien sûr commencer tôt à épargner, que ce soit dans des REER ou des CELI. Il faut garder le rythme, être persistante et disciplinée. Surtout, n’hésitez pas à demander l’aide d’un conseiller de confiance qui vous aidera à faire croître vos épargnes.

Pour protéger votre épargne en cas de coup dur (maladie, décès prématuré d’un proche), votre plan défensif devrait inclure de bonnes protections d’assurances. De cette façon, vous créez un filet de sécurité autour de votre épargne et vous n’aurez pas besoin d’aller y piger si un malheur vous arrive.

Pour vous aider à épargner, un simple truc serait de conserver la moitié de vos augmentations de salaire pour vous et d’investir l’autre moitié. Aussi, faites attention aux achats impulsifs, voire parfois inutiles. Chaque dollar mis de côté fera la différence dans l’atteinte de vos objectifs, que ce soit à long terme ou à court terme.

N’oubliez pas, Mesdames, votre avenir financier vous appartient. Faites-vous confiance et passez à l’action.

Geneviève Blouin, conseillère en sécurité financière et en assurance et rentes collectives et représentante en épargne collective, Services financiers Blouin Huard inc.

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[1] Fiche de renseignements : Sécurité économique, condition Féminine Canada 2015

[2] Statistique Canada, février 2012

[3] Tableau 11-1-0039 et tableau 280-0002, Statistique Canada, mai 2015

[4] IPC « Women and wealth – The changing face of wealth in Canada and its implication for advisors », 2017

[5] Statistique Canada : Cansim, tableau 102-0512 et produit no 84-537- WIE au catalogue. Dernière mise à jour.

[6] Recensement de la population de 2011, Statistique Canada, no 98-312-xcb2011041 au catalogue

[7] Statistique Canada : « Les femmes et le travail rémunéré », 8 mars 2017, Mélissa Moyser

[8] Family Caregiver Alliance: Women and caregiving: Facts and figures, mise à jour 2015

[9] Centre d’observation de la Société, juillet 2019

[10] Statistique Canada : « Les femmes et le travail rémunéré », 8 mars 2017, Mélissa Moyser

Ce texte de Geneviève Blouin est commandité par Services financiers Blouin Huard inc. Les revenus d’annonceurs financent le fonctionnement de Monquartier et sa production d’information hyperlocale indépendante.

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