Météo : la saison des parhélies | 2 janvier 2021 | Article par Jean Cazes

Un parhélie au voisinage du pont Dorchester. Limoilou, 14 janvier 2015, vers 8h. Conditions météo à l'aéroport de Québec : brouillard givrant, −28 °C, vent O 4 km/h.

Crédit photo: Jean Cazes

Météo : la saison des parhélies

Dans mon article de cet été portant sur les orages, j’avais confié ma passion de longue date de manifestations spectaculaires de notre météo. Plus discrets, les jolis parhélies en sont d'autres exemples qui, à l'occasion, agrémentent nos hivers rigoureux.

Pour appuyer mes photos illustrant ces curiosités de la nature, j'ai tiré mes informations de Wikipédia et du site de la météorologue Ève Christian, La météo au quotidien. J'ai aussi consulté les données météo de l'aéroport de Québec.

Un phénomène plus spectaculaire par froid polaire

Parhélie, parc linéaire de la Saint-Charles, Limoilou, le 11 janvier 2012, vers 9h. -19 °C à l’aéroport de Québec.
Crédit photo: Jean Cazes

Le parhélie se caractérise principalement par l'apparition de deux répliques de l'image du soleil, de part et d'autre de celui-ci. Sa durée varie de quelques secondes à plusieurs dizaines de minutes. L'ordre de ses couleurs est identique à celui de l'arc-en-ciel, le rouge étant orienté vers le soleil.

Les parhélies peuvent apparaître en toute saison et sous diverses formes. Les plus spectaculaires, comme je l'ai observé, se produisant en matinée au cœur de la saison froide. Sous leur version hivernale, ils prennent naissance en basse altitude, dans un type de brouillard glacé se formant par temps clair, sous des températures généralement en bas de −20 °C, lorsque de la vapeur d'eau se condense en gouttelettes qui se transforment vite en minuscules cristaux de glace. La réfraction et la réflexion de la lumière sur ces cristaux déclenchent le phénomène.

Dans les quartiers centraux, la proximité du fleuve et les sources de chauffage expliquent leur apparition vraisemblablement plus fréquente qu'au nord de la ville.

Entre autres variantes du parhélie, on retrouve un type de « faux soleil » qui prend la forme d'une tache de lumière multicolore naissant à la droite ou à la gauche du vrai soleil. La première photo de la galerie en fin d'article en illustre un bel exemple.

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Le halo : en toute saison, mais observé davantage l'hiver?

Halo. Parc Cartier-Brébeuf, Limoilou. Aéroport de Québec, 10h00 : - 21 °C, vent OSO 24 km/h.

Toujours dans la grande famille des parhélies, le halo s'observe lorsque l'atmosphère, cette fois en haute altitude, est chargée de cristaux de glace présents dans les nuages de type cirrus ou cirrostratus. Les halos sont principalement des cercles de lumière pouvant prendre plusieurs formes et dimensions suivant les caractéristiques de ces cristaux.

Halo dans le ciel au-dessus d'une rue de Limoilou.
Halo. Limoilou, 22 avril 2018.
Crédit photo: Jean Cazes

Si l'on peut voir des halos à tout moment de l'année, je crois qu'ils attirent davantage notre attention quand les jours sont les plus courts. Le soleil est alors plus bas à l'horizon, comme dans le cas du « parhélie d'hiver ».

Par ailleurs, puisque le type de nuage cirrostratus dans lequel il se forme le plus fréquemment est souvent associé à la bordure de fortes dépressions évoluant au sud du Québec, l'observation d'un halo peut souligner l'approche, par exemple, d'une tempête de neige.

Parler météo avec les pros

Pour ceux et celles que fascinent les phénomènes météo de toutes sortes, je suggère fortement une visite de MétéoCentre, où discutent dans ses forums des professionnels et passionnés.

Depuis mars 2005, enfin, j’ai collectionné plus de 800 photos dans mon album du site français Infoclimat, incluant la plupart qui enrichissent le présent article.

Vous avez aussi des photos à nous partager sur ces différents phénomènes météo? N’hésitez pas à nous les transmettre!

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