Fondation Monique Fitz-Back : s’engager autrement contre les changements climatiques | 11 novembre 2021 | Article par Viktoria Miojevic

Pendant près de six mois, neuf jeunes ont participé à la première cohorte des jeunes journalistes en environnement.

Crédit photo: Gracieuseté Fondation Monique Fitz-Back

Fondation Monique Fitz-Back : s’engager autrement contre les changements climatiques

La première cohorte du laboratoire des journalistes en environnement semble avoir porté ses fruits. Depuis le 1er novembre la Fondation Monique Fitz-Back, en collaboration avec Unpointcinq, a lancé une nouvelle campagne de recrutement pour 2022. Le but? Mentorer des jeunes de 12 à 17 ans pour les former à l’information environnementale. En parallèle, la fondation développe avec Quebec'ERE, dans les écoles, un programme de sensibilisation à la gestion des déchets.

La Fondation Monique Fitz Back, qui se trouve dans Saint-Roch, agit pour développer la conscience environnementale et sociale des jeunes du Québec.

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En partenariat avec le média de l'action climatique Unpointcinq et Quebec’ERE, deux nouveaux programmes sont proposés aux jeunes.

Informer et mentorer des jeunes

Il y a un an, la Fondation Monique Fitz-Back et Unpoincinq lançaient la première cohorte des jeunes journalistes en environnement.

Depuis quelques mois, neuf jeunes provenant de sept régions sont mentoré.e.s afin d'explorer une nouvelle manière de s'engager à la lutte aux changements climatiques.

Fondation Monique Fitz-Back
Les jeunes peuvent déposer leur candidature jusqu'au 12 décembre.
Crédit photo: Gracieuseté Fondation Monique Fitz-Back

Avec un suivi de la rédactrice en chef d'Unpointcinq, Julia Haurio, les jeunes apprennent en ligne les bases du travail journalistique.

« Ça dépasse déjà nos attentes, car la cohorte était plus courte sur six mois. On a eu des réunions, des formations. Il y a vraiment un mentorat qui est fait par Unpointcinq. Pour les jeunes, c’est une chance unique d’avoir un mentorat professionnel », souligne Isabelle Miller-Cantin,
conseillère en développement philanthropique et communications.

« Mairesse, prof, maman et pro du zéro déchet » ou « Les défis du comité vert de l’école secondaire du Versant » font partie des contenus publiés dans la section jeunesse.

Une deuxième cohorte, de nouveaux défis

Jusqu'au 12 décembre 2021, les jeunes au secondaire peuvent candidater à la prochaine cohorte.

En plus de la formation aux changements climatiques et du suivi journalistique, ces jeunes auront la chance de couvrir le Sommet jeunesse sur les changements climatiques. Aussi, les coordonnatrices espèrent pouvoir tenir des ateliers en présentiel.

« Notre autre objectif, c’est qu’ils couvrent le sommet jeunesse sur l’environnement. Il va avoir lieu le 30 avril 2022, à Québec, et l’évènement de clôture qui se passera à l’Assemblée Nationale », explique Isabelle Miller-Cantin.

Sur les apprentissages de cette première année, Isabelle Miller-Cantin a l’impression qu’ils ont plus confiance en eux. « Ça leur donne une occasion d’agir en faveur de la lutte aux changements climatiques, à leur façon. C’est une forme d’empowerment. »

« Gère tes matières » dans 60 écoles secondaires

En association avec Quebec'ERE, La Fondation Monique Fitz-Back a décidé de lancer le programme « Gère tes matières ». Depuis vingt ans, Quebec'ERE travaille dans les écoles pour sensibiliser aux enjeux environnementaux.

Fondation Moniquer Fitz-Back
Image utilisée sur les réseaux sociaux par la Fondation Monique Fitz-Back pour sensibiliser les jeunes à la gestion des matières résiduelles.
Crédit photo: Gracieuseté Fondation Monique Fitz-Back

Du 1er novembre 2021 au 20 juin 2022, les deux organismes formeront les jeunes à la gestion des matières résiduelles. En plus d'activités dans les écoles, une planification stratégique sera établie avec les directions scolaires.

En effet, selon une étude de la communauté métropolitaine de Québec, seulement 11 % des matières résiduelles seraient récupérées dans les écoles de la Capitale-Nationale.

« Souvent, les jeunes savent quoi récupérer ou connaissent les pratiques, mais leur environnement n'est pas forcément aidant. Ils savent qu’il faut rincer les contenants, mais les boîtes de recyclage sont loins des points d’eau, par exemple. Ou bien ils vont faire des efforts pour trier et voient la structure scolaire qui va tout mettre à la même place. Là, il y a un peu de confusion à ce niveau », remarque Elise Derome, coordonnatrice de projets « Gère tes matières » et « Vivre-ensemble » à l'école.

Changer les comportements

Étalé sur quatre ans, « Gère tes matières » souhaite influencer les comportements. L'objectif est notamment d'accompagner soixante écoles de la province. Cela concerne la Capitale-Nationale incluant Charlevoix, la Haute-Côte-Nord, l'Estrie et la Gaspésie.

« Les changements de comportement, ça passe beaucoup par les jeunes. Puis les jeunes sont des bons mobilisateurs dans leur milieu, dans leur famille, afin de mettre en place des bonnes pratiques. Mais ça ne peut pas juste venir des jeunes. Il faut que les écoles puis les milieux aussi s’impliquent dans tout ça », affirme Elise Derome.

En plus des campagnes auprès des jeunes sur les réseaux sociaux, des journées de mobilisation jeunesse, Quebec'ERE va accompagner le personnel. Ainsi, ils vont établir un plan de gestion des déchets et analyser la situation individuelle des écoles.

Au cours de l’année 2022, une journée de mobilisation sera ouverte à toutes les écoles de la région. Le lieu n'est pas encore déterminé. Les jeunes y seront invité.e.s pour partager leur vision future de la gestion des matières résiduelles.

« Les jeunes ont des choses à dire »

Dans leur travail, Isabelle Miller-Cantin et Elise Derome suivent les jeunes au quotidien. Au sein des ateliers participatifs, elles ont l'occasion de suivre leur parcours et aspirations. « Je trouve ça très inspirant de pouvoir travailler avec des jeunes directement. On touche à leur vision du monde, à ce qu’ils ont envie de faire, à leurs espoirs pour leur futur », souligne Isabelle Miller-Cantin.

« On peut penser parfois que les jeunes sont désengagés. Mais si on leur laisse l’espace pour s’exprimer et s’informer, ils ont la curiosité, l’envie, la motivation et l’énergie pour le faire. Il faut pas qu’on oublie, en tant qu’adultes, qu'on a été jeune. Puis on a eu envie de s’impliquer. Il faut leur laisser l’espace pour grandir », relève Elise Derome.

Les jeunes qu'elles côtoient, avec la Fondation Monique Fitz-Back, sont bien informé.e.s sur la lutte aux changements climatiques. « C'est eux qui vont vivre les effets des changements climatiques. C’est donc proche de leurs préoccupations et de leur besoins. C’est important qu’on les écoute et qu’on les laisse s’exprimer », conclut Isabelle.

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