Les banques de sang se remplissent à Fleur de Lys | 25 mars 2020 | Article par Véronique Demers

Béatrice Guillemette (à droite), étudiante en sciences infirmières à l’Université Laval, est venue donner un coup de main comme bénévole à la collecte de sang mobile, vendredi dernier. Elle est accompagnée d’Éloïse, sa soeur.

Crédit photo: Véronique Demers

Les banques de sang se remplissent à Fleur de Lys

La population a répondu à l’appel du premier ministre du Québec, François Legault, la semaine dernière, pour faire un don de sang. L’objectif initial de 50 dons à la collecte mobile d’Héma-Québec à Fleur de Lys, a été presque doublé vendredi, avec 90 dons. En début d’après-midi, l’achalandage était tel qu’il a fallu que les donneurs prennent un rendez-vous, alors que ce n’est pas le cas normalement dans les collectes mobiles.

«Le COVID-19 provoque un impact sans précédent, tant pour les hôpitaux que pour Héma-Québec, car malgré la crise, Héma-Québec doit continuer de prélever des produits sanguins. Les besoins sont toujours présents», fait valoir Maurice Fortier, superviseur des collectes mobiles pour Héma-Québec. Il a salué au passage le travail d’équipe des donneurs, bénévoles et du personnel dans cette situation exceptionnelle.

Héma-Québec fait partie des services de soins de santé prioritaires, selon la liste dévoilée par le premier ministre, en fin de journée, lundi.

«Les collectes mobiles se poursuivent, mais il y en a moins. On comble 40 % de nos besoins aux centres fixes et le reste aux collectes mobiles. L’appel (du premier ministre du Québec) a été largement entendu. Maintenant, on n’est plus dans un contexte de basse réserve, mais de réserve optimale. Toutefois, l’enjeu qui se pose est la constance des donneurs qui se présentent chaque jour, dans un contexte de pandémie qui risque de se prolonger pour des semaines», a souligné en entrevue Laurent-Paul Ménard, porte-parole à Héma-Québec.

Mesures sanitaires accrues

L’organisation a mis en place des mesures sanitaires accrues pour accueillir les donneurs à la collecte de sang, afin de respecter les règles gouvernementales émises liées à la crise du COVID-19.

Un bénévole accueille les donneurs à une table de tri (tant dans les centres fixes que mobiles), où les questions d’usage sont posées, à savoir si on revient de voyage, si on a une toux, si on va bien ou si on a été en contact avec une personne revenant de l’étranger au cours des 14 derniers jours. Ensuite, les distances sont respectées dans l’aire d’attente, et les équipements sont désinfectés, au triage, au lit de prélèvement et au lit de repos.

Des mesures sanitaires accrues sont appliquées aux collectes mobiles de sang.
Crédit photo: Véronique Demers

Hélène, résidente du quartier Limoilou, en était rendue à son 38e don de sang. « Je travaille à l’Université Laval, en télétravail, et j’ai voulu répondre à l’appel du premier ministre. On se demande tous ce qu’on peut faire (pour aider à traverser la crise); je suis venue donner du sang », a-t-elle témoigné.

De jeunes bénévoles sont venus prêter main-forte au personnel d’Héma-Québec, étant donné que les bénévoles réguliers sont âgés de plus de 70 ans. «On s’est fait appeler par Héma-Québec. Je suis venue ici avec ma soeur et un collègue. Les gens sont contents et fiers de donner du sang. La journée s’est bien passée!», a mentionné Béatrice Guillemette, bénévole et étudiante en sciences infirmières à l’Université Laval. Cette dernière fait partie du comité l’Escouade, faisant la promotion du don de plasma à l’Université Laval.

Puisque la situation évolue rapidement, il est préférable de consulter le site web d’Héma-Québec et la page Facebook, afin de vérifier si les collectes mobiles de don de sang sont maintenues ou non. Le porte-parole d’Héma-Québec, M. Ménard, conseille la population à ce stade-ci de prendre rendez-vous dans l’un des centres fixes (soit le centre Globule à Lebourgneuf ou Globule au Complexe Jules-Dallaire).