<em>J’ai ma passe</em> appuie le réseau de transport structurant | 21 mai 2019 | Article par Véronique Demers

Dans l’ordre habituel : Alex Tremblay-Lamarche, des Jeunes de Québec pour la mobilité durable; Nathalie Roussin, présidente du conseil régional de Québec de l’Institut de développement urbain du Québec; Pierre Moreau, directeur général de Restos Plaisirs; Rémy Normand, conseiller municipal et président du Réseau de transport de la Capitale (RTC); Julie Bédard, présidente et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec; Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables.

Crédit photo: Véronique Demers

J’ai ma passe appuie le réseau de transport structurant

Un peu comme J’ai ma place pour le projet d’amphithéâtre avant sa construction, le mouvement J’ai ma passe a été lancé, mardi matin, en appui au projet de réseau structurant de transport structurant, dont la réalisation est prévue d’ici 2026.

« Le clin d’oeil à J’ai ma place est volontaire. On a d’ailleurs reçu l’aide de Mario Bédard et de Luc Paradis (avocat) pour la création de l’OBNL. On a fait de la place aux initiateurs pour faire durer la campagne et recevoir de l’aide dans la gouvernance et la gestion transparente des fonds », a expliqué Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables.

Les organisateurs du mouvement – une coalition de la région de Québec formée de gens d’affaires, de commerçants, d’étudiants et de représentants d’organismes en transports – invitent la population à se procurer, en guise de soutien, le laissez-passer gratuit. Celui-ci ouvrira les portes au premier passage dans le futur réseau structurant et offrira des rabais chez une trentaine de commerçants participants. D’ici l’automne, le mouvement J’ai ma passe espère recueillir près de 20 000 adhérents.

La mise sur pied de J’ai ma passe a nécessité 100 000 $ de fonds privés pour faire la promotion du réseau de transport structurant, en vue d’une mobilisation de masse, bien que le financement du projet ne soit pas complètement attaché.

« Québec a besoin d’un réseau structurant. [Le mouvement J’ai ma passe] est une bonne façon d’y répondre. La congestion qui augmente est un enjeu. Le réseau structurant va permettre de réduire le temps de déplacement. […] Le financement n’est pas au coeur de cette campagne, mais c’est l’un des nombreux écueils sur le chemin. Un autre enjeu est la période des travaux. S’il y a des axes où les commerçants ont plus de difficultés, on pourra peut-être faire des promotions sur les artères concernées », a poursuivi Étienne Grandmont.

Masse critique dans Montcalm

La communauté d’affaires de Québec appuie également le mouvement J’ai ma passe, a indiqué Julie Bédard, présidente et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec :

« Trente-quatre personnes du milieu des affaires ont signé une lettre ouverte [en soutien au réseau de transport structurant]. On a rapidement donné notre soutien lorsque Étienne est venu me consulter. Il y a 35 commerçants qui affichent J’ai ma passe. »

Le directeur général de la SDC Montcalm – Quartier des arts de Québec, Jean-Pierre Bédard, a confirmé une mobilisation chez ses membres :

« On a une dizaine de commerçants qui ont adhéré d’emblée au projet, ce qui constitue la masse critique la plus importante sur l’ensemble des commerçants qui ont dit oui dès le départ, sans connaître nécessairement tous les tenants et les aboutissants. Dans les quartiers centraux, le transport est une problématique importante. Je suis donc persuadé que le fait d’avoir un réseau structurant de transport est un atout que tout le monde recherche. »

De son côté, le directeur général de Restos Plaisirs, Pierre Moreau, a mentionné la croissance de son entreprise, qui est passée de 350 à 900 employés.

« De tous mes employés, 50 % ont moins de 25 ans. Ils n’ont pas de voiture ou n’en veulent pas, et certains n’ont pas de permis de conduire. Les jeunes parlent d’environnement. Le premier critère pour la construction d’une usine, par exemple, est l’accès en transport. On a besoin d’agir! », a-t-il lancé.

J’ai ma passe est une initiative d’Accès transports viables, de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, du Conseil régional de l’environnement – région de la Capitale-Nationale, d’Équiterre et de Vivre en ville. On en retrouve tous les détails au www.jaimapasse.org

Pour tout savoir sur le réseau structurant du transport en commun, on peut visiter le  http://www.reseaustructurant.info