Un Écocentre mobile pour rejoindre les citoyens du centre-ville | 29 avril 2019 | Article par Flore Bibeau

Suzanne Verreault, membre du comité exécutif responsable de l’environnement, du développement durable et de la gestion des matières résiduelles; Mathieu Fournier, chef d’équipe à la Division des matières résiduelles.

Crédit photo: Flore Bibeau

Un Écocentre mobile pour rejoindre les citoyens du centre-ville

Un nouveau service de gestion des matières résiduelles sera offert aux résidants des quartiers centraux de la ville de Québec. L’Écocentre mobile permettra de répondre aux différents besoins exprimés par les citoyens.

La Ville de Québec a annoncé ce matin en conférence de presse ce nouveau service, qui débutera le 18 mai dans le stationnement de l’église Saint-Fidèle à Limoilou. Le 25 mai, il s’arrêtera à Saint-Roch dans le stationnement du 275, rue du Parvis (Immeuble Olymbec) à l’angle de la rue Prince-Édouard. Le 22 juin, il se rendra à Saint-Sacrement, au terrain des Loisirs Saint-Sacrement. Saint-Sauveur fera partie des escales de l’automne, dont les dates et lieux restent à confirmer.

L’Écocentre mobile vise notamment à accommoder les citoyens qui n’ont pas de voiture. Le déplacement vers les écocentres actuels est parfois un frein au recyclage de certaines matières résiduelles, explique Suzanne Verreault, membre du comité exécutif responsable de l’environnement, du développement durable et de la gestion des matières résiduelles. Plusieurs de ces matières comme les ampoules, les piles et la peinture se retrouvent malheureusement dans les incinérateurs ou les centres de tri.

Des animateurs et des professionnels seront sur place lors des huit journées de collecte pour sensibiliser et rediriger les citoyens qui apporteraient des matières refusées. Seules les matières d’origine résidentielle sont visées par le nouveau service.

Principales matières acceptées :

  • résidus domestiques dangereux (RDD) de provenance résidentielle, dans leur contenant d’origine ou non, d’un maximum de 20 litres (5 gallons)
  • ampoules fluocompactes, fluorescents et autres types de lampes contenant du mercure
  • piles et batteries alcalines et rechargeables
  • bonbonnes de propane de moins de 10 livres
  • déchets électriques et électroniques domestiques manipulables par une personne
  • batteries et accumulateurs plomb-acide

Principales matières refusées :

  • déchets, matières recyclables, branches et feuilles mortes acceptées dans les collectes porte-à-porte existantes
  • résidus de construction
  • terre, brique, béton
  • résidus verts et souches
  • déchets biomédicaux et médicaments
  • armes à feu et munitions
  • matières explosives (ex : feux d’artifices)
  • pneus avec ou sans jantes
  • résidus domestiques dangereux (RDD) d’origine commerciale, dans des contenants de plus de 20 litres (5 gallons)
  • déchets d’équipements électriques ou électroniques (DEEE) d’origine commerciale
  • matières ne pouvant être manipulées par une seule personne
  • amiante et bois créosoté
  • bouteilles de gaz comprimé autre que le propane (ex : hélium, oxygène, azote, etc.), mousse isolante

On retrouve la liste complète des matières acceptées et refusées par l’Écocentre mobile au https://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/matieresresiduelles/ecocentre/ecocentre-mobile.aspx

Des endroits stratégiques

Les différents points de dépôt de l’Écocentre mobile ont été choisis en fonction de leur emplacement central dans les différents quartiers, afin de favoriser la participation de la population.

Le chef d’équipe à la Division des matières résiduelles, Mathieu Fournier, mentionne cependant que ces lieux de dépôt éphémères ne remplaceront pas les Écocentres ni les autres services existants. Il ajoute que la Ville de Québec souhaite tester la réponse des citoyens avant de développer le projet dans d’autres quartiers : « On va voir comment notre organisation logistique répond à la demande. L’année prochaine, on pourra réévaluer.»

Les collectes auront lieu les samedis à l’extérieur, beau temps comme mauvais temps.  Il n’y aura pas de collectes durant les mois de juillet et d’août, pour ne pas entrer en conflit d’horaire avec les évènements estivaux des quartiers touchés.