Transport en commun structurant : un comité directeur de 13 membres | 4 décembre 2018 | Article par Suzie Genest

Crédit photo: Capture d'écran - Ville de Québec

Transport en commun structurant : un comité directeur de 13 membres

La Ville de Québec a dévoilé hier, lundi, la composition du comité directeur qui supervisera et orientera les travaux du Bureau de projet de réseau structurant de transport en commun.

Six expert.e.s siégeant à ce comité sont des membres externes indépendants, qui dans plusieurs cas sont passés à la Ville de Québec. C’est le cas du président du comité, André Legault. Directeur général sortant de la Ville de Québec (2013-2018), il avait précédemment occupé des postes de cadre supérieur au ministère des Finances, à la Société de l’assurance automobile du Québec, à Revenu Québec, à la Commission administrative des régimes de retraites et d’assurances.

Consultant et conférencier en développement urbain, aménagement, mise en valeur du patrimoine, Serge Viau a assumé jusqu’à 2010 des postes de direction dans ces domaines à la Ville de Québec. Alain Roy, technologue professionnel en génie civil, compte 37 années à l’emploi de Pomerleau, entreprise en travaux civils et en bâtiment. Luc Meunier, vice-président aux placements de La Capitale assurances et services financiers, a dirigé différentes organisations publiques. Yvon Charest, actuaire, est président et chef de la direction de l’Industrielle Alliance, où il fait carrière depuis 1992. Madeleine Paulin, auparavant cadre à la Ville de Québec, compte 17 années comme administratrice dans la haute fonction publique au Gouvernement du Québec et siège au conseil d’administration de La Capitale, Groupe financier.

La vice-présidente à la gestion de projets – Est du Québec de la Société québécoise des infrastructures Caroline Bourgeois, de même que Frédérick Bouthillette, sous-ministre adjoint aux projets stratégiques de transport collectif et ferroviaire au ministère des Transports, siègent également au comité directeur du projet de réseau de transport en commun structurant.

Les cinq autres membres proviennent du Réseau de transport de la Capitale (RTC) ou de la Ville de Québec. Il s’agit du maire Régis Labeaume; du directeur général de la Ville de Québec Luc Monty; de la vice-présidente du comité exécutif de la Ville Marie-Josée Savard et de son vice-président Rémy Normand, également président du RTC; du directeur général du RTC Alain Mercier.

Pour le maire de Québec, cette annonce marque le passage à « une autre étape dans ce vaste projet collectif » qu’est celui du réseau de transport collectif

« Après les experts en finance, en droit et en tramway […], les membres externes de ce comité proviennent de plusieurs milieux regroupant des expertises pertinentes à la réalisation du projet. »

J’y vais en métro : le projet « a été étudié »

Dans la semaine précédant l’annonce de la composition du comité directeur, un projet de métro, en alternative au tramway, a été porté à l’attention médiatique. Pour 3,3 milliards $, on pourrait, selon le collectif porteur, aménager un parcours de métro de 16,3 km et 19 stations. Le collectif identifie des avantages au métro en termes de rapidité, de capacité, de durabilité, d’impact économique et environnemental. Le tout figure sur le site web J’y vais en métro, dévoilé lundi dernier. Le chroniqueur François Bourque du Soleil s’est penché sur le projet dans sa chronique du 28 novembre.

Selon le collectif, la Ville de Québec et son maire ont à ce jour écarté le projet sans l’étudier. Il incite les sympathisant.e.s à faire pression auprès de leurs élu.e.s, par lettre ou en signant une pétition. Or pour Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables, le projet de métro a pourtant été étudié.

« On accorde trop d’attention médiatique à ce projet, alors qu’il y a eu une consultation, ils [les membres du collectif] ont déposé un mémoire avec ce projet, il a été analysé. […] L’objectif de la Ville n’était pas de faire un SRB, mais d’arriver au meilleur réseau structurant, le processus a été très rigoureux. »

Monsieur Grandmont rappelle par ailleurs l’enquête Origine – Destination menée en 2017 pour dresser le profil des déplacements. Le territoire, dit-il, est très étendu, et les gens veulent une couverture plus grande que ce que permettrait le métro. Celui-ci pourrait s’ajouter, dans un second temps, à un réseau structurant implanté, selon lui, mais actuellement « on n’est pas rendu là ».