Les grands chantiers de Labeaume en 2018 | 15 janvier 2018 | Article par Céline Fabriès

Crédit photo: Céline Fabriès

Les grands chantiers de Labeaume en 2018

Rentrée municipale pour Régis Labeaume, ce lundi. Dans sa conférence de presse d’avant-conseil, le maire de Québec a présenté les différents dossiers pour l’année 2018 sur lesquels il entend travailler, dont le transport en commun, la main-d’oeuvre, le Grand Marché, la dynamisation des artères commerciales et la légalisation du cannabis.

Tramway et fluidité de la circulation

Le mode de transport structurant sera certainement l’un des sujets les plus discutés cette année. Régis Labeaume a tranché : ce sera un tramway. Il faut maintenant aller chercher l’argent au fédéral et au provincial pour le financer à 100 % et décider du tracé. Le maire de Québec espère arriver avec des réponses d’ici cet été. « On travaille fort », a-t-il affirmé.

Une décision qui ne convient pas du tout au chef de l’opposition, Jean-François Gosselin. Le conseiller municipal de Beauport exige un référendum. « Monsieur Labeaume n’a pas le mandat, il n’a pas parlé de son projet [pendant la campagne]. Il parlait de prendre un deux ans pour consulter », a soutenu le chef de Québec 21. Jean-François Gosselin demande l’appui de la population pour forcer Régis Labeaume à tenir le référendum.

Si monsieur Labeaume est convaincu que les gens veulent un tramway, il peut avoir un référendum en toute confiance.

Par ailleurs, le chef de l’opposition se questionne sur la vraie position des élus de l’Équipe Labeaume. « C’est impossible que tous les conseillers de l’Équipe Labeaume soient d’accord avec le tramway. Le conseiller municipal de Val-Bélair [Sylvain Légaré], c’est impossible qu’il soit d’accord avec ça », a lancé Jean-François Gosselin.

En plus de régler la question du mode de transport structurant, Régis Labeaume souhaite également s’attaquer aux problèmes de congestion de la circulation. Lors de la campagne électorale, le maire de Québec avait lancé des pistes de solution comme l’étalement des heures de travail. Pour Jean-François Gosselin, le 3e lien à l’est représente la meilleure solution au trafic.

La pénurie de main-d’oeuvre

Avec un taux de chômage très bas, les entreprises de Québec ont du mal à recruter. Pour inciter les travailleurs à choisir Québec, un accord a été signé entre la France et la Ville de Québec. Les offres d’emploi sont affichées en temps réel sur le portail de Pôle Emploi, l’équivalent d’Emploi-Québec en France.

Mais pour le maire de Québec, cela ne suffit pas. Il se rendra dans les prochains mois en Europe francophone pour promouvoir sa ville.

Le Grand Marché et le Centre de biométhanisation

Le chantier du Grand Marché sur le site d’ExpoCité est commencé, et son ouverture est prévue pour le printemps 2019. La construction du Grand Marché aura pour conséquence la fermeture du Marché du Vieux-Port. Le maire Labeaume se veut rassurant avec les résidents du Vieux-Québec : « on va tenter de les satisfaire de façon saisonnière », avec des étals durant l’été.

Autre chantier, d’ici le 31 décembre 2022, le Centre de biométhanisation devra être construit afin de répondre aux exigences environnementales du gouvernement provincial.

Dynamisation des artères commerciales et légalisation du cannabis

Il y a quelques mois, la Ville de Québec a annoncé son plan commerce 2017-2020 avec une aide financière de 7,9 millions $ pour assurer le dynamisme des artères commerciales. Une des mesures phares du plan est d’encourager et de stimuler le virage numérique des commerçants. Un programme de soutien, mis sur pied en collaboration avec le Conseil québécois du commerce de détail et Québec numérique, permettra d’offrir de la formation et du mentorat à une centaine d’entreprises chaque année.

Enfin, le 1er juillet 2018, le cannabis deviendra légal. Selon la loi, il sera permis d’en consommer dans les parcs et les rues. Mais les villes ont le pouvoir d’émettre leurs propres règlements et d’interdire le cannabis dans les lieux publics. Interrogé sur le sujet, Régis Labeaume attend de savoir s’il va toucher un tiers des revenus de la vente avant de se prononcer sur la consommation du cannabis. « La question du droit de fumer où et quand, pour l’instant, ça nous importe peu. Pour l’instant, ce qui nous intéresse, c’est l’argent », a mentionné Régis Labeaume. Pour Jean-François Gosselin, les consommateurs devraient « fumer seulement chez eux ».