Agnès Maltais : « 20 ans de fou » | 16 janvier 2018 | Article par Céline Fabriès

Crédit photo: Courtoisie

Agnès Maltais : « 20 ans de fou »

La députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, a annoncé, mardi, qu’elle ne se représentera pas en octobre pour briguer un 7e mandat aux élections provinciales.

« Ça fait 20 ans, je suis brûlée », a lancé Agnès Maltais pour justifier sa décision de ne pas se représenter en octobre. Et à ceux qui pensent qu’elle se retire parce que le Parti québécois est bas dans les sondages, madame Maltais répond qu’être députée demande de grands sacrifices dans la vie personnelle. À 61 ans, la députée péquiste a besoin de retrouver sa vie, tout simplement.

Je veux récupérer ma vie personnelle, mes soirées, mes fins de semaine, ma vie.

Mais attention, Agnès Maltais ne quitte pas pour autant le PQ, et prévient ses adversaires politiques : elle défendra les couleurs du PQ comme militante et accompagnera le ou la prochain(e) candidat(e) dans Taschereau.

Taschereau, château fort du Parti québécois

Élue pour la première fois le 30 novembre 1998, Agnès Maltais a siégé pendant 20 ans à l’Assemblée nationale. Dès sa première élection, la députée est nommée ministre de la Culture et des Communications (1998-2001), puis ministre déléguée à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse (2001-2002), et enfin ministre déléguée à l’Emploi (2002-2003).

En 2003, pour son deuxième mandat, Agnès Maltais devient présidente du caucus de l’opposition officielle. En 2009, elle est nommée leader adjointe de l’opposition officielle. Sous le gouvernement Marois, Agnès Maltais est nommée ministre du Travail de 2012 à 2014.

La députée de Taschereau est également porte-parole du PQ pour la région de la Capitale-Nationale depuis 2003 et porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité et en matière de culture et de communications. Madame Maltais occupe aussi le poste de vice-présidente de la Commission de la culture et de l’éducation.

Engagée depuis son plus jeune âge

Originaire de Sault-aux-Moutons sur la Côte-Nord, Agnès Maltais réside depuis 25 ans dans Taschereau. Ses parents, engagés tous les deux dans la politique municipale et régionale, lui ont donné très jeune la piqûre de la politique.

« Je me suis engagée politiquement parce que je désirais influencer le cours de ma société. Luttes féministes, luttes écologistes, luttes urbaines ou luttes souverainistes, toute ma vie est guidée par cette volonté de faire avancer des idées », a déclaré Agnès Maltais.

Lors de ses études au cégep, au milieu des années 1970, Agnès Maltais est active au sein d’organismes tels que le Comité d’action politique du Cégep de Sainte-Foy et le Mouvement d’action populaire de Limoilou. À la fin des années 1980, elle est élue présidente de l’exécutif du Rassemblement populaire du quartier Saint-Jean-Baptiste.

Avant de se lancer en politique provinciale, Agnès Maltais a été active pendant près de 15 ans dans le milieu théâtral, sur scène avec Les folles alliées, puis à titre de directrice générale aux théâtres Périscope et de la Bordée. Sa contribution aux textes de l’humoriste Marie-Lise Pilote lui a valu par ailleurs un Félix.