Un plan de mobilité personnalisé pour Anne Guérette | 12 octobre 2017 | Article par Céline Fabriès

Crédit photo: Céline Fabriès

Un plan de mobilité personnalisé pour Anne Guérette

Anne Guérette entend s’asseoir, dès le 6 novembre, avec les grands générateurs de déplacement — Université Laval, parcs industriels, CHU de Québec, cégeps et Ville de Lévis —, afin de mettre en place le plus rapidement possible, pour chacun d’eux, un plan de mobilité intégré.

Pour décongestionner les routes et diminuer le nombre de voitures dans la ville de Québec, Démocratie Québec ne souhaite pas imposer une solution globale, mais plutôt travailler en partenariat avec les grands générateurs de déplacement et les aider financièrement à instaurer leurs propres mesures de mobilité intégrées.

Parmi les solutions envisagées, la candidate à la mairie cite l’étalement des heures de travail, le télétravail, des navettes dans les parcs industriels et un tarif préférentiel pour les étudiants. Mais il ne s’agit que de propositions pour Anne Guérette ; chaque entreprise doit élaborer son plan de mobilité.

Chacun a ses réalités, chacun a ses priorités, on ne veut pas faire de mur à mur », insiste Anne Guérette.

Madame Guérette rappelle que des organismes comme le Cégep Garneau ont déjà pris certaines mesures, mais tout le monde doit faire des efforts. Le Cégep Garneau avait offert un mois gratuit de transport en commun à la rentrée d’automne. Une dépense qui a coûté 100 000 $. « On aimerait que le Cégep St-Lawrence, le Cégep Limoilou, le Cégep Sainte-Foy puissent aussi mettre en place des mesures et on va leur donner un petit coup de pouce », mentionne la candidate à la mairie.

La rentabilité du RTC, pas une fin en soi

Pour Anne Guérette, la mobilité doit être considérée comme un investissement et un service au même titre que le ramassage des déchets. La rentabilité ne doit pas guider les décisions. Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) peut-il se permettre d’être déficitaire ?

Quand on parle de rentabilité, nous, on veut regarder pas juste la rentabilité à court terme, on veut regarder plus large et plus long que ça.

La chef de Démocratie Québec préfère parler d’un réaménagement des budgets afin de dégager du financement pour certaines mesures, comme le laissez-passer universel réclamé depuis des années par l’Université Laval et les cégeps.

En 2010, alors qu’il était vice-président aux affaires externes de l’association étudiante de l’Université Laval, Christophe Navel, candidat dans Montcalm-Saint-Sacrement, avait travaillé en partenariat avec l’Université pour instaurer un laissez-passer universel au coût de 60 $ par session pour les étudiants.

« Le RTC avait refusé d’aller de l’avant avec ce projet-là sous prétexte qu’il perdait de l’argent », relate Christophe Navel.

Mais cette mesure verra le jour seulement si l’Université Laval la préconise dans son plan de mobilité.