Un dernier cri du coeur pour sauver le Marché du Vieux-Port | 25 octobre 2017 | Article par Céline Fabriès

Crédit photo: Céline Fabriès

Un dernier cri du coeur pour sauver le Marché du Vieux-Port

Le Comité des citoyens du Vieux-Québec (CCVQ) a lancé un ultime appel pour la sauvegarde du Marché du Vieux-Port, mercredi, lors d’un point de presse à quelques pas du marché. Une boulangerie, une fruiterie et une boucherie sont réclamées afin de répondre aux attentes des clients du marché.

Selon le CCVQ, le Marché du Vieux-Port n’a aucune raison de fermer. D’après une consultation faite auprès des marchands, le marché serait rentable. Entre 2009 et 2016, le Marché du Vieux-Port aurait attiré environ 1,2 million de personnes par année. De plus, les revenus bruts auraient augmenté de 857 537 $ en 2009 à 1 386 000 $ en 2016.

Le CCVQ reproche à la Ville de Québec de ne pas avoir tenu de consultation sur le déménagement du marché et de n’avoir pas pris en compte une pétition de 10 000 signatures. « On s’est fait dire qu’on faisait du cinéma politique », a confié la présidente du CCVQ, Hélène Long.

Le Comité des citoyens du Vieux-Québec accuse aussi le maire Labeaume de dire des faussetés sur le Marché du Vieux-Port. Selon le CCVQ, le marché est en bon état et aucune étude ne viendrait prouver le contraire. Le marché manquerait de cases de stationnement, mais ce serait parce que la Ville a réduit les espaces de stationnement existants. En 2005, il y en avait 250; il en y aurait 160 actuellement. « La Ville a réquisitionné des espaces pour l’Espace 400e », a expliqué Jean Rousseau, ancien président du CCVQ et aujourd’hui candidat de Démocratie Québec dans Cap-aux-Diamants.

Le Marché du Vieux-Port pourrait également être réaménagé afin de répondre aux besoins des commerçants. Le CCVQ demande entre autres un aménagement de la terrasse et que le restaurant soit géré par des professionnels de la restauration. Le Comité des citoyens du Vieux-Québec souhaite utiliser les 2,5 millions $ prévus dans la création des 15 étals saisonniers à la place de Paris pour redonner de l’éclat au Marché du Vieux-Port. Les plans et devis pour les rénovations ont déjà été réalisés.

« Il s’agit d’un bâtiment qui s’intègre parfaitement dans le Vieux-Québec. C’est l’âme de notre quartier. Il est solide et n’a besoin que d’une cure de rajeunissement », a souligné Hélène Long.

Une mauvaise gestion et du favoritisme

Selon un sondage mené par le CCVQ, la majorité des marchands du Marché du Vieux-Port veulent rester dans l’emplacement actuel et ne « désirent pas » aller au futur Grand Marché à ExpoCité.

Le CCVQ met en doute le mode de gestion la Coopérative des horticulteurs de Québec. La coopérative, qui va gérer également le futur Grand Marché, s’adonnerait à du « favoritisme pour ses membres » et localiserait les locataires d’une manière « arbitraire ».

« Les commerçants souhaitent plus de flexibilité en termes d’heures et d’espace. Ils souhaitent également une plus grande diversité en ce qui concerne la bonification de leur offre », a souligné Jean Rousseau. « Il y a des contraintes et un manque de vision de la part de la coopérative », a-t-il poursuivi.

Le Grand Marché doit voir le jour au plus tard au printemps 2019. Le budget estimé est de 20 millions $.