« On ne peut pas la manger, la neige », s’est défendu Jonatan Julien | 13 décembre 2017 | Article par Céline Fabriès

Chemin Sainte-Foy en soirée

Crédit photo: Céline Fabriès

« On ne peut pas la manger, la neige », s’est défendu Jonatan Julien

Malgré des trottoirs impraticables et une circulation routière difficile, le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, s’est dit satisfait des opérations de déneigement, alors qu’il est tombé plus de 30 centimètres de neige en 24 heures. Selon lui, la récente centralisation du déneigement à l’arrondissement de La Cité-Limoilou a porté ses fruits.

Mardi toute la journée et en soirée, il était très difficile pour les piétons de marcher sur les trottoirs. Beaucoup ont choisi de marcher sur la route, comme sur le chemin Sainte-Foy en soirée, malgré le danger. Pour Jonatan Julien, il n’était pas possible d’aller plus vite pour dégager les trottoirs parce qu’il est impossible de déblayer et ramasser la neige en même temps avec d’aussi fortes précipitations.

Quand on est en période de déblayage, les machines envoient la neige de part et d’autre de la route. Puisque c’est impossible de ramasser en même temps qu’on déblaie, c’est normal que certains trottoirs soient impraticables lors de fortes précipitations.

Questionné sur la mise en danger des piétons obligés de circuler sur la route, Jonatan Julien a attribué la situation à des précipitations exceptionnelles en continu et au nombre de centimètres tombés en seulement quelques heures. « On ne peut pas la manger, la neige, donc on la déblaie et elle se ramasse sur le trottoir », s’est défendu le conseiller municipal.

Satisfait du travail des déneigeurs

L’ensemble des 1 300 machines et des 1 700 employés étaient au travail hier et durant la nuit pour les opérations de déblayage sur les 2 400 km de la ville. Mercredi matin, il était encore difficile de circuler. Il faudra deux jours à la Ville pour ramasser la neige.

« Dans certains secteurs, un trottoir sur deux était dégagé. Considérant à la fois l’accumulation et le vent, on ne pouvait pas dégager des deux côtés de la rue, mais l’opération va bon train », a justifié l’élu. « Avec les précipitations, on ne voit pas comment on aurait pu faire mieux pour dégager les 2 400 km de la ville », a-t-il poursuivi.

Selon Jonatan Julien, les équipes ont effectué du bon travail dans des conditions exceptionnelles et aucune côte n’a été échappée. « Les côtes zéro ont été asphaltées et mouillées, donc ça a bien circulé dans les côtes. On est agréablement surpris par rapport aux conditions », a salué le vice-président du comité exécutif. « La Ville s’est très bien comportée, quand elle se compare. »

Les opérations de ramassage commencent mercredi soir, il sera interdit de stationner là où les feux clignotent. Aurait-il fallu interdire le stationnement mardi soir également, pour permettre à la machinerie de mieux déblayer et éviter la suppression de voies de circulation en raison de la neige ? Non, selon Jonatan Julien. « Les gens ont besoin de se stationner sur la rue. L’an dernier, quand on l’a fait, une couple de fois, trois jours, on a eu de fortes critiques, a-t-il plaidé. On demande aux citoyens en période de fortes précipitations de travailler avec nous, mais il n’y avait pas d’interdiction. »

Jean-François Gosselin ne donne pas la note de passage

« Pour la majorité des automobilistes qui se rendaient au travail ce matin, le temps de déplacement a été entre trois et cinq fois plus long qu’en temps normal. Pourtant, il n’est tombé qu’une trentaine de centimètres sur une longue période de temps. On peut difficilement appeler cela une grosse tempête », a dénoncé le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin.

À la Ville de Québec, le coût du déneigement est de 11 134 $/km alors que la moyenne est de 8 863 $/km. À Lévis, le coût est de 9 418 $/km.

Le chef de Québec 21 rappelle également que la Ville de Québec s’est classée 9e des 10 plus grandes  villes de la province pour le déneigement dans le Palmarès des municipalités du Québec 2016 des Hautes études commerciales.