Les chauffeurs du RTC prêts à négocier 24h par jour

RTC

Les 950 chauffeurs d’autobus du Réseau de transport de la capital (RTC) rejettent la faute sur la Loi 24 qui oblige à négocier dans un délai serré alors qu’il s’agit de « négociations complexes sur l’organisation de travail ». Les parties ne s’entendent pas sur les heures de travail et sur les horaires serrés.

« Nous on veut négocier, mais à cause de la Loi 24, on doit négocier rapidement et c’est complexe et il faut bien plus de temps que ça », a expliqué Ghislain Dolbec, président du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM) en point de presse ce matin. « Sans la loi 24, on n’aurait pas lancé un avis de grève pour le 13 mars ».Plusieurs journées de négociation sont prévues à l’horaire dont jeudi après-midi. Le président du SETPQM a indiqué qu’il n’y avait eu  « aucune avancée » lors des deux dernières journées de négociations les 27 et 28 février. « Nous, on veut trouver une solution d’ici le 13 mars, sinon la grève sera déclenchée ».Interrogé sur les services essentiels en cas de grève, le syndicat a laissé entendre que sa proposition ressemblait à celle de 2004. Les bus ne circuleraient donc pas la fin de semaine et pendant la semaine, les autobus seraient en service aux heures de pointe le matin et la fin de journée seulement.Pendant le point de presse, Ghislain Dolbec a confirmé que ce sont bien les chauffeurs d’autobus qui ont « débranché Nomade ». Sans être une revendication dans les négociations, le syndicat estime que Nomade a « détérioré les conditions de travail des chauffeurs » et « met en péril la sécurité routière » avec « des horaires serrés dans le temps ». Le syndicat n’exclut pas d’autres moyens de pression d’ici le 13 mars, mais n’a pas voulu donner plus de précision.

Rémy Normand calme le jeu après la sortie du maire de Québec

Après la sortie de Régis Labeaume mercredi, qui a menacé de rendre public les conditions de travail et les salaires des chauffeurs en affirmant « une révolte des citoyens », le président du RTC, Rémy Normand a voulu calmer le jeu jeudi.« Il faut laisser le jeu un peu plus calme et reprendre le contrôle de la négociation», a souligné Rémy Normand, jeudi matin quelques minutes avant la conférence de presse du syndicat.Un peu plus tard dans la matinée, Régis Labeaume a changé de ton en affirmant que la Ville était prête à négocier pour trouver une solution avant le déclenchement de la grève le 13 mars.Rémy Normand a également confirmé que le RTC réfléchissait à une manière de dédommager les usagers en cas de grève. « On ne peut pas penser qu’on ne compensera pas ces gens-là. On va trouver une façon de les compenser ».Rappelons que les chauffeurs d’autobus ne sont pas d’accord pour allonger l’amplitude de leur journée de travail qui est de 12 heures actuellement.