Anne Guérette refuse de se positionner sur le 3e lien

Anne Guérette point de presse

La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, a refusé de se positionner sur un éventuel troisième lien et va attendre les conclusions du gouvernement du Québec sur l’étude en cours. Cependant à court terme, madame Guérette penche dans le même sens que les experts, « cela ne réglera pas la congestion ».

Selon la candidate à la mairie, il faut déjà savoir ce qu’il va advenir du pont de Québec et du pont de l’Île d’Orléans avant de pouvoir dire si un troisième lien est nécessaire ou pas. Sans dire qu’elle est pour la création d’un troisième lien, Anne Guérette ne considère pas les 20 millions mis sur la table par le gouvernement du Québec pour l’étude comme du gaspillage. « On va laisser le gouvernement aller au bout de sa démarche », a affirmé la chef de l’opposition lors du point de presse d’avant conseil.Plus tôt ce matin, le maire de Québec a estimé que le gouvernement a bien fait d’injecter de l’argent dans un bureau de projet, mais il s’attend en retour à des réponses. « Moi, je pense que ça vaut la peine de faire l’exercice, pour que ça soit très clair pour tout le monde. Pourquoi ne pas vider la question ? Ça vaut la peine », a déclaré Régis Labeaume.Rappelons que Démocratie Québec planche actuellement sur « un projet permanent » sur le transport qui sera à l’opposé selon Anne Guérette de la position de Jean-François Gosselin, le candidat de Québec21 pour la mairie de Québec. Le projet sera dévoilé lors du congrès du Démocratie Québec le 28 mai.

« Rénover la Ville »

En attendant, l’opposition se positionne contre le choix de l’équipe Labeaume de dézoner des terres agricoles à Beauport et à Saint-Augustin-de-Desmaures pour construire des maisons unifamiliales. Pour Anne Guérette, il faut au contraire freiner l’exode des jeunes familles vers les villes périphériques comme La-Jacques-Cartier et Sainte-Brigitte-de-Laval en optimisant l’espace et en leur offrant « un logement ou une maison qui va répondre à leurs besoins et situé pas trop loin des pôles d’emploi ou encore des axes de transport en commun ».Pour l’opposition, le flux migratoire négatif coûte cher à la collectivité en donnant l’exemple de deux voitures par famille. Il faut donc renverser la vapeur pour aider les jeunes familles et la classe moyenne à choisir un logement proche de leur emploi et ainsi diminuer le trafic en se déplaçant en transport collectif ou actif.