Une mauvaise gestion des stationnements Tempête de neige

lendemain de déneigement sur le rue Dolbeau

OPINION DES LECTEURS / Une lectrice a envoyé à Monmontcalm un courriel pour exprimer son mécontentement concernant les options qui s’offrent aux citoyens relativement aux possibilités de stationnement lors des opérations de déneigement de la ville de Québec.

La manière dont les choses se passent ici implique que lorsque la Ville décide d’engager une opération de déneigement, les deux côtés de la rue sont bloqués dans un secteur. Pour ceux qui ne jouissent pas d’un espace de stationnement privé, cela fait en sorte qu’ils doivent « se débrouiller » pour stationner leur voiture en un lieu hors de leur secteur, et ce, pour toute la nuit. Des vignettes-Tempêtes sont disponibles via un service de la Ville. Nous venons de procéder à cette démarche : nous étions à 7h pile en train de cliquer…mais RIEN, rien n’y fit! Le système était bloqué, rien n’avançait et à 7h01 et 7h05 respectivement, on nous indiquait que toutes les places disponibles en Haute-Ville étaient déjà vendues. Nous trouvions cela fort questionnable pour apprendre plus tard que la vente en ligne avait été suspendue, car le système n’a pas été capable d’assurer le fonctionnement. Cette histoire est donc à suivre et nous invite pour ce faire à 12h pile aujourd’hui, sur l’ordinateur!Sans vouloir douter du système d’attribution des places géré par ce système, j’aimerais partager avec vous une préoccupation. Faisons une mise en situation et prenons l’exemple du quartier Montcalm parce que j’y suis résidente depuis 10 ans. Dans ce quartier, le Parc Victoria semble se présenter comme une aire de stationnement fréquente lors des tempêtes tout simplement du fait que les places au stationnement Lucien Borne (40 places) et sur Calixa-Lavallée (8 places) partent rapidement. Lorsque nous sommes dans la vie active, que nous avons des enfants, vous conviendrez que devoir se déplacer vers ce lieu de stationnement lors d’opérations de déneigement, plutôt éloigné de notre domicile, est TRÈS handicapant. En effet, ces opérations conduisent à des déplacements qui impliquent des marches le soir et le matin, pour porter la voiture et la récupérer (parfois 30 minutes de marche), entre devoirs, préparation du repas, bains, obligations et affaires du quotidien! En cela, elles se présentent inévitablement comme une grande source de stress et sont donc néfastes pour le bien-être de tout un chacun. Quoi qu’il en soit, un tel déplacement, qu’il soit plus ou moins long, s’intègre très difficilement, voire d’une manière épineuse, dans une routine du matin et du soir. Et si nous évoquons le Parc Victoria, c’est que TRÈS peu de places sont disponibles en Haute-Ville et qu’elles se vendent étrangement, très rapidement. Si l’on ajoute à cela le fait que les opérations de déneigement s’étalent parfois et bien souvent sur deux nuits consécutives, on vient d’ajouter un élément qui vient troubler davantage le système du quotidien. Dans tous les cas, les tempêtes, il va sans dire, finissent par se vivre sous le signe du désenchantement et se présentent dès lors comme une source de stress et de frustrations.Je viens de Montréal. À Montréal, les opérations de déneigement se font sur un seul côté de la rue à la fois (à une époque du moins!). De cette manière, on n’exige pas de la part des résidents de « suspendre », voire de « faire disparaitre » leur véhicule le temps d’une nuit. Mieux encore, un véhicule muni d’une sirène/gyrophare circule AVANT l’opération de déneigement, question d’aviser ou de rappeler aux résidents de la rue qu’une opération est en cours. Ce simple geste, s’ajoutant aux clignotants lumineux (qui ne sont pas nécessairement toujours vus ou tout simplement vus à temps) est bienveillant et évite le désarroi « encombrant et inutile » (vous en conviendrez) du remorquage (à moins qu’il y ait là une stratégie cachée d’amasser des fonds pour la ville). Là aussi, la stratégie mise en branle diminue les risques de stress induits par le remorquage, les frais encourus et la quête du stationnement et cela est bénéfique pour tout un chacun.Il s’agit de simples choses pour faciliter la vie des citoyens. Chaque an je me questionne pour comprendre pourquoi de telles initiatives ne sont pas prises ici. Chaque fois je me dis : « À quoi pensent-ils, où pensent-ils que les gens peuvent mettre leur voiture la nuit durant ? Réalisent-ils seulement ce qu’un déplacement au Parc Victoria (encore un exemple) peut occasionner dans la vie d’une personne ?) Y ont-ils seulement pensé ? Ont-ils seulement pensé au bien-être, au confort du citoyen ou sont-ils seulement dans une logique mécanique ? À bien y songer, je constate que les gens pensant ces opérations sont malheureusement dans une logique mécanique et qu’ils n’ont aucun souci pour le bien-être des citoyens. Sinon, des stratégies autres auraient été développées, et ce, depuis longtemps !Lorsqu’on investit autant pour bâtir un site sportif, on doit être en mesure d’en mettre autant pour le bien-être citoyen, du plus grand nombre. C’est un principe éthique de base !Valérie DesgroseilliersChargée de cours et doctorante en santé communautaireFaculté des sciences infirmières Université Laval