Un manque d’écoute selon Anne Guérette | 3 novembre 2016 | Article par Céline Fabriès

Un manque d’écoute selon Anne Guérette

La conseillère municipale du district du Cap-aux-Diamants et candidate à la chefferie de Démocratie Québec, Anne Guérette souhaite changer la culture politique à la Ville de Québec et donner plus de moyens aux conseils de quartier.

Anne Guérette estime qu’un élu doit écouter, réfléchir puis agir. Elle accuse l’administration Labeaume de faire l’inverse et de créer « des crises, du gaspillage et des voltefaces coûteux en temps, en énergie et en ressources. »La conseillère municipale propose donc une série de mesures comme la création d’un Office municipal de consultation publique, indépendant du pouvoir exécutif et bénéficiant des moyens de consulter adéquatement les citoyens sur l’ensemble des sujets pertinents.« Il faut dépolitiser le processus de consultation, rendre le tout accessible, crédible et transparent, et utiliser les nouvelles technologies pour rejoindre tout le monde », souligne Anne Guérette. La candidate souhaite également le maintien des référendums qui sont un rempart à l’aboutissement de projets avec lesquels les citoyens sont en profond désaccord. Mais selon madame Guérette, les citoyens ne les utiliseront pas s’ils participent à l’élaboration des projets dès le début. Pour cela, la conseillère municipale du quartier Montcalm veut redonner aux conseils de quartier « leurs lettres de noblesse » afin qu’ils redeviennent des acteurs clés de leur quartier.« Les conseils de quartier ont par le passé joué un rôle central dans la gouverne de la Ville, mais l’administration en place n’a cessé d’affaiblir cette instance de proximité. Nous devons procéder à leur réhabilitation et leur donner les moyens nécessaires pour réfléchir au développement de leur quartier, entre autres avec le retour des Plans directeurs de quartier », affirme Anne Guérette.Elle demande aussi une plus grande transparence générale dans la gestion des affaires municipales, notamment à travers une démocratisation et une décentralisation des pouvoirs de la Commission d’urbanisme et de la Ville de Québec.