Rémy Normand répond à l'opposition

Metrobus hybride du RTC

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Rémy Normand, le président du Réseau de transport de la capitale (RTC) explique la baisse de l'achalandage pour un phénomène nord-américain que le RTC est en train d'étudier. « La vie n'est plus la même qu'avant et les gens ne se déplacent plus de la même manière (...) C'est un libre choix de prendre le transport en commun. On veut le rendre plus attrayant, mais on ne tordra le bras à personne. »

En entrevue téléphonique, le président du RTC explique que le RTC avait prévu une croissance de 1 % et au lieu de ça, le résultat est une baisse de 3 %.

« On n'est pas content de ça. On est en train d'étudier un document canadien sur le transport pour expliquer la baisse parce que ce n'est pas un phénomène propre à Québec. »

Il donne l'exemple des cours en ligne au Cégep et à l'Université et les ainés qui ont quitté le marché du travail. Ces personnes-là selon monsieur Normand prennent moins le bus.Monsieur Normand se défend également face à la critique de l'opposition sur la baisse en disant qu'il y a déjà eu des précédents. Il accuse entre autres Paul Shoiry d'avoir oublié qu'à l'époque où il était président du RTC en 2003-2004, il y a eu aussi une baisse de l'achalandage de 3 %. « C'est la cassette habituelle de l'opposition. Paul Shoiry a mal débuté la semaine et on dirait qu'il va mal la terminer », s'exclame au téléphone Rémy Normand.Sur la hausse des tarifs, en particulier celle pour les ainés, Rémy Normand explique qu'il a pris la décision en 2013 d'autoriser cette forte hausse parce qu'il y avait une iniquité entre les ainés et les étudiants. Il reste encore un palier d'augmentation à franchir, mais face à la multiplication des plaintes, le président du RTC a confié que la hausse de l'an prochain serait peut-être coupée de moitié.Le président du RTC rappelle que les usagers peuvent prendre un abonnement annuel au lieu d'un laissez-passer mensuel ce qui donne droit à un rabais et permet d'éviter les hausses.

Améliorer le service pour inciter les gens à prendre l'autobus

Rémy Normand est bien conscient que le service offert par le RTC est loin d'être parfait. Il donne raison aux usagers qui se plaignent des retards et des dysfonctionnements pour les correspondances, mais il insiste sur le fait que tout ne peut pas être parfait.« Avec [l'application] Nomade, les gens peuvent voir à quelle heure arrive leur autobus grâce à la géolocalisation (...) On travaille aussi en ce moment pour mieux synchroniser les feux de circulation afin que les autobus soient coordonnés quand il y a des correspondances », souligne monsieur Normand.Il rappelle également la création du métrobus 807 et du parcours 19 qui relie la haute-ville à la basse-ville.Enfin si le WiFi dans tous les autobus n'est pas encore d'actualité, car les coûts pour le RTC sont importants, il n'est pas pour autant aux oubliettes. Le RTC est en train d'évaluer le modèle financier et de chercher un partenaire.