Voir les photos et les images avec un oeil différent

Noemie_Maxime_photosensiblesLa jeune comédienne Noémie O’Farrell nous parle de la pièce Photosensibles qui sera présentée à Premier acte à partir du 21 octobre. À travers la pièce, elle nous invite à regarder les images autrement dans un monde où la télévision et les médias sociaux prennent beaucoup de place.Céline Fabries : Parlez-nous du concept de Photosensibles. Noémie O’Farrell : Avec Maxime Robin, le metteur en scène, on a choisi cinq photos qui sont assez connues pour la plupart et qui ont toutes gagné le prix Pulitzer. On a décidé de les mettre ensemble et de les confier à cinq auteurs différents qui ont écrit chacun un monologue. Le but est de mieux voir, de mieux regarder les photos dans un monde où on est bombardé d’images par la publicité, les médias sociaux et à la télévision. Si les gens en sortant du spectacle ont envie de s’attarder sur les images plutôt que de les laisser couler sur eux, on va être content. On n’a pas envie de faire la morale, on essaye d’être inclusif. Nous aussi on vit dans un monde où on est trop bombardé d’images. C’est pour ça que notre affiche est basique d’un certain côté, mais si les gens prennent le temps de vraiment la regarder ils vont découvrir des choses et la manière dont elle a été réalisée.C.F. : Comment avez-vous choisi les photos? N.O’F. : On les a choisis de façon très émotive, parce que ces photos là nous faisaient quelque chose. On n’a pas choisi les photos pour aborder des thèmes en particulier, mais parce qu’elles nous touchaient et on voulait comprendre pourquoi et comment. Après on a dégagé des thèmes et il s’avère que ceux-ci s’entrecroisent. C.F. : Cinq auteurs différents ont écrit chacun un monologue sur une photo, pour quelles raisons? N.O’F. : On a entretenu une correspondance au départ avec les auteurs de façon anonyme. On ne leur a pas dit qui on était et ce qu’on voulait faire. On leur a juste envoyé les photos et quelques explications sur celles-ci et on posait des questions pour les faire réfléchir sur ces photos et on leur a demandé d’écrire un texte. Au début, on pensait que les auteurs allaient écrire des textes romancés, en fait certains connaissaient leur photo et les autres même si c’était romancé le thème abordé coïncidait pas mal avec l’histoire réelle.C.F. : Que pensez-vous du quartier Montcalm? N.O’F. : C’est un quartier que j’adore et que je trouve fascinant. Maxime Robin habite dans Montcalm et la plupart de mes amis aussi. J’y passe donc beaucoup de temps. J’aime ça, voir l’horizon, dans Montcalm, on voit le ciel et il y a des arbres, ça permet de respirer et de rêver. Plus jeune, j’ai travaillé au Café Krieghoff. J’adore le Musée des beaux-arts et les plaines d’Abraham. J’ai beaucoup de souvenirs avec Plaines que ce soit avec mes parents ou mes amis. Si un jour je n’habite plus à Québec, je vais toujours penser aux Plaines en premier en pensant à Québec. Ce que je trouve intéressant aussi c’est qu’il y a des gens de tous les horizons. On croise aussi des gens de la bourgeoisie que des étudiants. J’aime beaucoup aller à la boutique de vêtements Urbain, j’adore manger et dans Montcalm il y a beaucoup de restaurants sympas comme les Délices d’Ariana, un restaurant qui propose des plats afghans. J’aime aussi aller des petites choses chez Morena, c’est un endroit chaleureux et je me sens toujours bien accueillie. Et le cinéma Cartier, c’est formidable et j’espère que cela ne va jamais arrêter.Noémie O’Farrell aime tellement le quartier Montcalm qu’elle est en train de préparer une histoire sur le quartier dans le cadre des Contes à passer le temps qui seront présentés par Premier acte à la Maison Chevalier à partir du 12 décembre. 

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